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3E SESSION CHAMBRE CRIMINELLE DE THIES : LA PERPETUITE CONTRE IBRAHIMA NDIONE POUR VIOL SUIVI DE MEURTRE

C’est la perpétuité qui a été prononcée contre le sieur Ibrahima Ndione, né en 1973 à Mbour, fils d’Abdoulaye et de Fatoumata Diarra Ba, réparateur de radio et de télé domicilié au quartier Diamaguene de Mbour, poursuivi pour meurtre et viol. Le délinquant a volontairement commis un homicide en 2013 à Mbour sur la personne de la dame Fatou Ndione. Dans les mêmes circonstances de temps et de lieux, par violences, menaces et surprise, il a commis un acte de pénétration sexuelle sur sa victime qui était déjà morte. la quatrième et dernière affaire de la première journée comptant pour la troisième session de la Chambre criminelle du tribunal de grande instance de Thiès, qui se tient du 29 novembre au 15 décembre 2016, avec au menu, 32 dossiers concernant  74 accusés pour des faits de détention et trafic extérieur et international de drogue , de meurtres, d’assassinats, de vols criminels.
Le 12 mai 2013, le commissariat du poste de police de Diamaguene de Mbour a été avisé par le délégué de quartier Boubacar Sané de la découverte du corps sans vie de la dame Fatou Faye dans sa chambre sise au domicile de la dame Ndeye Binetou Ba. Sur les lieux, les enquêteurs ont relevé que la chambre mortuaire a été fracturée sur la partie supérieure et figurait sur la partie inferieure une coulée de sang en état de coagulation. Les policiers avaient remarqué, couché à moitié nue sur un matelas posé à même le sol, le corps d’une dame portant une blessure ouverte et profonde d’environ trois centimètres au bas de l’oreille droite, avec des traces de sperme et de sang en état de coagulation. Ils devaient relever à coté du matelas des débris de verres éparpillés et un désordre dans la chambre, ce qui laissait indiquer que la défunte a livré une lutte contre son agresseur pour se défendre. Aussi, les limiers avaient découvert une écharpe de couleur noire et blanche appartenant au mis en cause, Ibrahima Ndione, trouvé dans la chambre voisine, présentant des traces de sang et de griffes sur ses mains et au niveau de son cou. D’autres traces de sang seront aperçues sur le mur de la chambre et le pantalon du mis en cause, dans les poches de qui se trouvait une bouteille d’alcool à moitié vide. 
la dame Mossane Dieng, qui a été la tutrice de sa défunte cousine germaine Fatou Faye, ce depuis la mort de ses parents et de son mari, a présenté la défunte comme une personne toujours voilée et sans problème. Elle croit comprendre que son bourreau avait du la surprendre dans son sommeil. quant au marabout Serigne Ibra Mbacké, il soutient avoir été informé du décès de sa Talibé Fatou Faye aux environ de 08h 30 minutes alors que celle-là avait participé aux prières de crépuscule  et de la nuit qu’il avait dirigées la veille. Il a expliqué avoir trouvé la victime recroquevillée sur elle-même, sur son matelas. A l’en croire, au moment où les gens s’affairaient autour de la victime, le suspect est sorti de sa chambre, les mains, le tour du cou et sa braguette tachetés de sang, pour se diriger vers les toilettes. C’est ainsi qu’il a intimé l’ordre à ses talibés de le maitriser jusqu’à l’arrivée des limiers pour l’empêcher de se laver les mains. Le bandit sera ensuite enfermé dans sa chambre pour éviter qu’il ne soit lynché par la foule qui s’agitait. Serigne Ibra Mbacké souligne que « la victime était de nature calme, pieuse, besogneuse, elle n’a jamais eu maille à partir avec quiconque ».
L’accusé, un repris de justice notoire pour son comportement violent et son alcoolisme, qui venait juste d’être élargi de prison, a reconnu les faits et soutenu avoir commis cet acte regrettable sous l’emprise de l’alcool. Il a expliqué s’être introduit par effraction la nuit, vers 03h ce soir-là, dans la chambre de Fatou Faye pour la surprendre dans son sommeil profond et exercé une forte pression sur sa gorge et sa bouche jusqu’à ce qu’elle rende l’âme. Il se serait acharné sur sa victime en usant de tessons de verre aux fins de lui causer des blessures et anéantir toute capacité de résistance. Les faits de viol reprochés au mis en cause ont été établis par des traces de sperme relevées sur les parties intimes de la victime. Ibrahima Ndione aurait entretenu des rapports sexuels avec sa victime qui était déjà morte. La chambre a suivi le procureur général dans son réquisitoire pour prononcer la perpétuité contre l’accusé.
Matar Mbaye Diop

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