Affaire Eudoxie Yao Pape Diouf

Autrefois, il était très difficile de contredire la boutade selon laquelle « la musique adoucit les mœurs ». Est-ce toujours le cas ?

S’expliquant sur l’Affaire Eudoxie Yao, Pape Diouf a bien demandé pardon, mais soulève quand même de nombreuses questions?

 A  force d’user d’artifices et de subterfuges pour accrocher leur public, les artistes en général et sénégalais en particulier, semblent parfois  atteindre le comble de l’indécence dans les tenues et particulièrement les danses obscènes, responsables du tollé actuel.

Chorégraphie oui. Faire le spectacle oui. Mais pour monter quoi ? Pour dire quoi ? That is the question ! Une jeunesse consciente peut elle se permettre certains excès ? Lorsqu’un artiste est connu, il devient un modèle malgré lui, et de ce point de vue  engage sa responsabilité devant le peuple et l’histoire.

Responsabilités aussi des autorités, mais pour ce cas précis, le Préfet a bien pris les siennes.

Le véritable problème qui se pose, est en fait celui de la gestion de la carrière de l’artiste. Qui doit parler à son nom ? Qui doit assurer le management ? Qui doit s’occuper de sa promotion ?

S’il veut faire tout à la fois et chanter, cela peut conduire à de graves confusions culturelles ou confessionnelles ! La modernité n’expliquant pas tout,  les sénégalais accepterons sans doute les excuses de Pape Diouf, tenant compte de ses dires selon lesquels c’était une initiative de femmes et de sa politesse habituelle mais, chaque peuple ayant son identité propre,  il serait bon de savoir que le Sénégal n’est pas la Côte d’ivoire !