La capitale nigérienne reste sous haute surveillance après la mutinerie qui a ciblé plusieurs lieux stratégiques du pouvoir. Les autorités ont repris le contrôle de Niamey, où des dizaines de militaires ont été arrêtés, selon les informations disponibles.

Les entrées de la ville font l’objet de contrôles. Des véhicules armés et des barbelés ont été déployés autour de la présidence, avec un périmètre de sécurité étendu jusqu’au carrefour de l’hôpital national.

Des arrestations, sans bilan officiel

Les interpellations se sont poursuivies durant la nuit ayant suivi les affrontements. RFI Afrique, citée par Senego, fait état d’au moins dix personnes arrêtées. La télévision nationale a diffusé des images montrant plusieurs dizaines de militaires détenus, parmi lesquels figurent des blessés et des femmes.

L’identité et les grades des personnes arrêtées n’ont pas été rendus publics. Le nombre de victimes éventuelles des combats n’est pas davantage connu. La junte n’avait pas communiqué depuis la fin des affrontements et aucun bilan officiel n’avait été publié.

La base aérienne 101 au cœur des événements

La mutinerie a pris fin le samedi 29 août au soir, après l’occupation de la base aérienne 101, près de l’aéroport. Des militaires issus de plusieurs unités, principalement des forces spéciales, étaient arrivés à Niamey, notamment depuis Tillabéri et Dosso.

Avant cela, les mutins avaient tenté de prendre le contrôle du palais présidentiel et de la télévision nationale. Une partie d’entre eux s’est rendue après des négociations. Les autres ont ensuite été délogés par la garde présidentielle du général Abdourahamane Tiani, avec l’appui de véhicules blindés et de forces russes d’Africa Corps, qui ont utilisé des drones durant l’assaut.

Une tentative qualifiée de déstabilisation

Le ministre nigérien de la Défense, Salifou Mody, a présenté l’épisode comme l’action de soldats ne respectant plus le règlement militaire. De son côté, la Confédération de l’Alliance des États du Sahel, qui rassemble le Burkina Faso, le Mali et le Niger, a estimé que cette tentative de déstabilisation avait été contenue par les forces restées loyales.