Plusieurs officiers des Forces de soutien rapide (FSR) ont quitté le groupe paramilitaire pour rejoindre l’armée soudanaise depuis le début de 2026. Le dernier ralliement cité est celui du général Moussa Ali Ahmad, connu sous le nom de Moussa Khamsine, passé dans le camp gouvernemental le 20 août.

Selon les éléments rapportés, il était accompagné de plus de 315 hommes ainsi que d’une cinquantaine de véhicules armés. Ces départs interviennent dans le contexte de la guerre au Soudan et alimentent les interrogations sur la cohésion des FSR.

Des témoignages à replacer dans leur contexte

Plusieurs militaires ayant fait défection se sont exprimés dans les médias. Leurs déclarations apportent des informations sur l’organisation des FSR, les rapports de force internes et les liens régionaux attribués aux paramilitaires.

Ces témoignages doivent toutefois être considérés avec prudence. Les anciens membres des FSR s’expriment après avoir rejoint le camp adverse, une situation dans laquelle ils peuvent chercher à démontrer leur utilité auprès de leurs nouveaux alliés.

La portée des défections en question

La succession de ralliements soulève une question centrale : ces départs traduisent-ils une fragilisation réelle des Forces de soutien rapide ou demeurent-ils limités ? Les éléments disponibles ne permettent pas de trancher entre une érosion plus large du groupe et des défections circonscrites.

Ils mettent néanmoins en lumière les tensions et les recompositions à l’œuvre parmi les forces engagées dans le conflit soudanais.