Accueil / International / ARABIE SAOUDITE : Les traditions qui EMPÊCHENT les Saoudiennes de CONDUIRE

ARABIE SAOUDITE : Les traditions qui EMPÊCHENT les Saoudiennes de CONDUIRE

Le député à l’Assemblée consultative d’Arabie Saoudite, Muhammaed Al Mahna, a écrit sur Twitter que l’Assemblée aurait décidé de permettre aux femmes  de conduire, mais le chef de cette instance a démenti cette information, situation commentée  par un autre député Sadka Fadil. L’Assemblée consultative, ou Conseil de la Choura, n’a pas adopté une telle décision, autorisant notamment les femmes  à conduire une voiture, a déclaré le député à l’Assemblée consultative d’Arabie Saoudite, Sadka Fadil.

« Il existe toutefois une proposition de loi qui fait l’objet de consultations avec les structures d’État appropriées. À l’issue de ces consultations, la proposition devra être approuvée par le roi avant de devenir une loi », a expliqué l’interlocuteur. Et d’ajouter que les organismes d’État n’acceptaient ni ne rejetaient les propositions, mais remettaient leur sort entre les mains de la société.  Il y a toutefois au sein de la société des forces influentes qui s’opposent à ce que les femmes puissent conduire. Ils s’agit notamment des dignitaires religieux », a constaté le député.

Et de préciser que ces derniers se référaient à la religion. « Mais l’Islam n’interdit pas aux femmes  de conduire une voiture. Ce n’est qu’une tradition locale que certains veulent respecter. Si l’on lance un sondage parmi les jeunes Saoudiens, surtout parmi les personnes instruites, on verra bien que leur majorité absolue est favorable à cette proposition de loi. Que celui qui veut conduire, le fasse, et celui qui ne le veut pas ne le fasse pas. Il ne faut contraindre qui que ce soit à quoi que ce soit », a conclu l’interlocuteur.

Les organisations féministes saoudiennes ne cessent de se battre pour que les Saoudiennes aient enfin le droit de conduire une voiture. Seul pays à interdire aux femmes  de conduire, l’Arabie Saoudite  doit faire face à ses propres contradictions. Car si dans les faits, aucune loi n’interdit aux Saoudiennes de prendre le volant, le poids de la tradition wahhabite et l’influence d’un clergé particulièrement conservateur le rend pourtant impossible. Par ailleurs, le pouvoir n’imposera jamais une décision qui ne reçoit pas l’approbation de ses sujets, dont les mentalités peinent à.s’émanciper.

About Diouf Babacar

Voir aussi

Le village des aveugles au Yémen

Share this on WhatsApp Share this on WhatsApp

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Hey there!

Sign in

Forgot password?

Don't have an account? Register

Close
of

Processing files…

bool(false)