Au Sénégal, le gouvernement juge impossible de « truquer des élections »

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Rentré à Dakar le 7 février, l’ancien président Abdoulaye Wade continue d’appeler à empêcher la tenue du scrutin présidentiel du 24 février.
Le gouvernement sénégalais a minimisé jeudi 14 février l’impact des appels de l’ancien chef de l’Etat Abdoulaye Wade (2000-2012) à empêcher la tenue du scrutin présidentiel du 24 février et assuré qu’il était devenu impossible de « truquer des élections » dans le pays. Le Sénégal, qui a connu deux alternances, en 2000 et en 2012, et aucun coup d’Etat, est présenté comme un modèle de démocratie en Afrique, mais les campagnes électorales y sont souvent émaillées d’accusations de corruption, de désinformation et de violences.
« Le Sénégal est une République qui marche », a déclaré le ministre de l’intérieur Aly Ngouille Ndiaye, lors d’une rencontre avec l’Association de la presse étrangère au Sénégal (APES), rappelant que le pays « a l’habitude d’organiser des élections ». L’opposition dénonce l’invalidation des candidatures des deux principaux rivaux potentiels du président Macky Sall, le fils et ancien ministre d’Abdoulaye Wade, Karim Wade, et le maire déchu de Dakar Khalifa Sall, tous deux frappés par des condamnations judiciaires. « Dans ce pays-là, on ne peut pas, on ne peut plus truquer des élections », a assuré le ministre, se félicitant d’un taux de retrait de plus de 96 % des cartes d’identité biométriques servant à voter.

« S’attaquer aux bureaux de vote »
Rentré au Sénégal le 7 février, M. Wade a appelé à empêcher l’élection du 24 février, « verrouillée » selon lui pour assurer la reconduction de Macky Sall, conviant notamment ses partisans à brûler le matériel électoral. Il a de nouveau appelé mercredi à « s’attaquer aux bureaux de vote ». Dans un communiqué publié jeudi, le gouvernement « condamne fermement cette attitude permanente de subversion, d’appel à la violence et à l’insurrection, de provocation et de défiance à l’encontre de la loi et des institutions de la République. Ceux qui tenteront de perturber la libre expression du suffrage des Sénégalais seront punis conformément à la loi », prévient-il.

Le ministre de l’intérieur a souligné que l’ancien président était coutumier des menaces de ce type, restées généralement sans écho. En 2015, « il disait qu’on n’allait pas juger son fils, que le pays allait être à feu et à sang. Son fils a été jugé, il a été condamné, il a été emprisonné, rien ne s’est passé », a-t-il rappelé.




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