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AUTONOMISATION DES COLLECTIVITÉS LOCALES

Le président de la République, Macky Sall, a installé, hier, les 20 membres du Conseil supérieur de la Fonction publique locale. Dans son discours, il a exprimé son ambition de les appuyer, mais il a prévenu qu’il sera exigeant quant aux missions qui leur ont été confiées.

«C’est un sacerdoce de diriger les collectivités locales sans ressources d’ailleurs, en dehors de quelques-unes. Vous avez tout le poids social de vos populations et de vos collectivités, nous le savons. Nous devons vous appuyer et vous aider à mieux structurer cela, et ainsi, l’Etat pourra davantage orienter les ressources, s’il y a davantage de dépenses obligatoires, afin que les collectivités puissent prendre en charge convenablement les dépenses», a-t-il déclaré.

Macky Sall d’ajouter : «Puisque finalement, que ce soit le BCI ou les autres dépenses, si l’Etat a quelqu’un qui peut lui faire les autres dépenses correctement et au plus près, mais il n’y a aucun problème ! Seulement, il faut que les dépenses inscrites soient faites».

En guise d’exemple, le chef de l’Etat a pris l’exemple de l’éclairage public. «Les élus ont décidé au Sénégal, de ne plus payer l’éclairage public dans leurs communes. Aucune commune ne veut le faire, alors que nous avons l’ambition de développer l’accès à l’électricité, d’éclairer toutes nos collectivités. Donc, de plus en plus, nous aurons des factures plus importantes, puisque c’est l’ambition de modernité. Et de moins en moins, les collectivités vont s’engager sur ces dépenses. Je peux prendre d’autres questions fondamentales des collectivités comme le nettoiement, qui devrait être des dépenses obligatoires».

Déterminé à accompagner les collectivités locales, le Président Sall a indiqué que «l’Etat peut bien décentraliser, peut bien donner davantage de compétences, davantage de ressources». Mais il faudrait, selon lui, que «les services à la base soient assurés».

«C’est pourquoi je pense qu’avec le Haut Conseil des collectivités territoriales, le Conseil national du dialogue des territoires, le ministère et le gouvernement, nous pouvons  engager ces réflexions, puisque cela nous concerne tous. Il s’agit de notre pays, il s’agit de notre territoire, c’est une affaire que nous-mêmes devons régler, mais sans passion, sans conflit, parce qu’il s’agit de la vie de nos populations», a-t-il souligné.

Il a assuré que l’Etat est prêt à transférer le maximum de compétences et de moyens aux collectivités locales, mais qu’ils sont obligés d’être exigeants sur le niveau d’exécution des missions qui leur sont confiées.

«Il faut que les salaires soient payés. Il faut aussi que la retraite soit versée. On ne peut pas accepter que des gens travaillent dans des collectivités et qu’à la retraite, on leur dise : ‘Non, on n’a pas versé pour vous à l’IPRES’. Ce n’est pas acceptable ça. Souvent, certaines collectivités ont plus de 90% des ressources destinées au paiement des salaires. Peut-on avoir des collectivités viables dans ces conditions ? On ne peut assurer le nettoiement. On ne peut rien assurer. Donc, il y a un vrai diagnostic à poser et des efforts collectifs à entreprendre avec l’Etat pour aider les collectivités», a également déclaré M. Sall.

Cet engagement du Président découle d’une requête formulée par l’Intersyndicale des travailleurs des collectivités locales, par la voix de Sidya Ndiaye.

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