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AUTOSUFFISANCE EN RIZ LOCAL : UN EXPERT PRÉCONISE DE “FORTES INCITATIONS FISCALES”

 Le commissaire aux enquêtes économiques, El Hadji Alioune Diouf, préconise de “fortes incitations fiscales” en faveur du riz local pour atteindre l’autosuffisance pour cette céréale. “L’économie, ce sont des incitations et des anticipations. Si vous voulez avoir une autosuffisance en riz, il faut mettre en place des incitations”, suggère l’ancien directeur du commerce intérieur (2009-2012) dans les colonnes du quotidien Le témoin de ce mercredi.   Selon l’expert, “l’une des meilleures incitations, c’est de faire en sorte que le prix du riz importé soit à un niveau tel que tout individu puisse être encouragé à aller emprunter de l’argent pour aller faire du riz local”.
Le commissaire aux enquêtes économiques explique que cette initiative permettrait d’avoir un riz local “fortement compétitif” sur le marché national. “Si les différences de prix se situent entre 5 et 10 francs, ce n’est pas compétitif. Il faut qu’il y ait une différence de prix assez appréciable”, a-t-il estimé. L’ancien directeur du commerce intérieur déplore les nombreux avantages accordés au riz importé qui, à l’en croire, “ne paye pas de TVA, ni de droit fiscal”. Il précise que “ce riz ne paye que 10%”. “Tout produit importé en l’état et revendu en l’état, (…) doit payer le droit maximum en le mettant sur la nomenclature de la CEDEAO, qui est de 35%”, fait remarquer El Hadji Alioune Diouf.
Il estime cependant qu’une forte taxation du riz importé pourrait créer une hausse du prix de cette denrée de première nécessité. “Un taux de 10% de taxe sur le riz importé est trop bas. Mettons au moins la barre à 25% [pour rendre] le riz local beaucoup plus compétitif”, a-t-il conseillé. Il prône “des mesures courageuses et irréversibles” en taxant le riz importé à hauteur de 35%, sans pourtant violer les dispositions communautaires de la CEDEAO. Le gouvernement a mis en place le Programme d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise (PRACAS) dans le cadre du Plan Sénégal émergent (PSE) pour atteindre l’autosuffisance en riz.
Source : APS

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