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BACHAR EL-ASSAD : Les accusations FABRIQUÉES à 100%, la Syrie n’a PLUS d’armes chimiques

Les accusations à l’encontre de Damas concernant l’attaque chimique d’Idlib sont fabriquées à 100%, a déclaré le président syrien. Selon Bachar el-Assad, l’armée syrienne ne possède pas d’armes chimiques. Le président Bachar el-Assad a affirmé que l’attaque chimique perpetrée à Idlib était totalement fabriquée et a servi de « prétexte» pour justifier les frappes américaines contre l’armée syrienne, dans un entretien exclusif accordé mercredi à l’AFP. « Il s’agit pour nous d’une fabrication à 100% (…) Notre impression est que l’Occident, principalement les États-Unis, est complice des terroristes et qu’il a monté toute cette histoire pour servir de prétexte à l’attaque » américaine du 7 avril contre une base aérienne, a indiqué Bachar el-Assad.

Le président syrien Bachar el-Assad a affirmé que son régime ne possédait plus d’armes chimiques, après avoir été accusé par les pays occidentaux d’avoir mené une attaque chimique. « Nous ne possédons pas d’armes chimiques (…) Il y a plusieurs années, en 2013, nous avons renoncé à tout notre arsenal (…) Et même si nous possédions de telles armes, nous ne les aurions jamais utilisées », a-t-il dit. Le président syrien Bachar el-Assad a affirmé qu’il n’accepterait qu’une enquête « impartiale » concernant une attaque chimique contre la ville de Khan Cheikhoun. « Nous allons œuvrer avec Moscou en vue d’une enquête internationale. Mais elle doit être impartiale. Nous ne pouvons permettre une enquête que si, et seulement si, elle est impartiale et en nous assurant que des pays impartiaux y prendront part pour être sûrs qu’elle ne sera pas utilisée à des fins politiques », a-t-il dit.

Récemment le président russe Vladimir Poutine a aussi conseillé de venir dans cet aéroport, « contre lequel on a porté les frappes et depuis lequel des avions chargés d’armes chimiques auraient décollé, et de tout contrôler ». « Si nos partenaires nous disent que des civils auraient été touchés par les frappes, alors que ces civils laissent passer les observateurs de l’Onu, les organisations internationales sur ces lieux, et il faudra tout vérifier », a indiqué le président russe. Mardi 4 avril, une frappe aérienne sur la ville de Khan Cheikhoun dans la province d’Idlib, en Syrie, a été suivie par l’intoxication aux produits chimiques de nombreux habitants.

Des sources locales proches de l’opposition font état de 80 morts et de 200 blessés et en imputent la responsabilité aux forces gouvernementales syriennes. Celles-ci rejettent ces accusations et expliquent que le bombardement aérien sur Khan Cheikhoun a touché un entrepôt d’armes chimiques de groupes terroristes, dont les agents actifs ont alors contaminé la population. Les autorités russes demandent une enquête impartiale sur cette affaire avec l’implication de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC). En l’absence d’une telle enquête, l’origine de l’intoxication aux produits chimiques des habitants de Khan Cheikhoun reste donc controversée.

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