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Basket: Maurice Ndour, des Knicks à l’équipe nationale du Sénégal

Le Sénégal pourrait compter sur une solide combinaison au label « NBA » l’été prochain au Congo, si Maurice Ndour et Gorgui Dieng décident de venir représenter leur pays lors de l’AfroBasket 2017. Lorsque Ndour évoluait encore à l’Université de l’Ohio et Dieng sortait de sa première saison NBA avec les Minnesota Timberwolves, ils étaient venus prendre part à la Coupe du monde 2014 en Espagne.

Dieng avait revêtu le maillot national à l’occasion de l’AfroBasket 2015, tandis que Ndour, qui avait manqué cette compétition, était le seul des deux présent cette année avec le Sénégal pour disputer le Tournoi de Qualification Olympique (TQO) aux Philippines. Ndour, qui a joué une partie de la saison dernière avec le Real Madrid, mais qui est désormais un membre des New York Knicks, s’est entretenu avec FIBA.com.

Qu’est-ce que ça vous fait d’être un des deux seuls Sénégalais à évoluer en NBA ?
Je suis très fier d’être ici et de pouvoir représenter mon pays dans la ligue la plus prestigieuse du monde. Le basketball au Sénégal a beaucoup progressé ces dernières années. Des gars comme Gorgui, moi-même et aussi Georges Niang (Indiana Pacers), qui est d’origine sénégalaise, sont là pour redonner de la fierté à nos compatriotes. C’est merveilleux de représenter son pays dans cet incroyable championnat.

Il doit y avoir au Sénégal de nombreux enfants qui vous admirent.
C’est un véritable honneur de représenter notre pays au plus haut niveau. Faire partie de l’équipe nationale est une grande fierté. À chaque fois que j’enfile le maillot de la sélection, ça me rend très fier et heureux. C’est génial pour la jeunesse sénégalaise de voir qu’un type comme moi a réussi à intégrer l’équipe nationale et à intégrer la NBA. Je suis content d’être un exemple et de montrer que tout est possible. Je veux que les jeunes comprennent que si j’y suis parvenu, ils le peuvent aussi, en travaillant dur et en étant motivés.

Est-ce qu’une participation au prochain AfroBasket est une priorité pour vous ?
Cela fait trop longtemps que le Sénégal n’a plus remporté le titre continental. Il y aura de la pression sur nos épaules, car nous voulons non seulement faire un bon tournoi, mais nous voulons surtout le gagner. Je n’ai encore jamais pris part à un AfroBasket ; ce sera une première et je veux vraiment tout entreprendre pour ramener ce titre au pays. Un de mes rôles est de rassembler tous les joueurs et d’aider l’équipe à être la plus compétitive possible.

Avez-vous eu des discussions avec Dieng à propos de la sélection nationale et de son futur ?
Nous en avons parlé récemment. Notre objectif est de gagner le prochain AfroBasket. Nous sommes en train d’essayer de convaincre tout le monde de venir, afin d’avoir le meilleur effectif à disposition. Nous n’avions pas pu être au complet pour le TQO, mais nous voulons vraiment l’être cette fois afin d’avoir une superbe équipe. Encore une fois, le but est simple : remporter l’AfroBasket 2017.

Les gens ne le savent pas forcément, mais vous avez joué au basket dans un lycée au Japon.
C’était une très belle opportunité pour moi. Vous savez, au Sénégal, il n’y a que très peu d’infrastructures pour s’entraîner et jouer au basket. J’ai toujours voulu devenir un joueur professionnel, et ce n’était pas possible de le faire dans mon pays. Alors quand j’ai eu une chance de partir au Japon pour y étudier et y jouer au basket, je n’ai pas réfléchi à deux fois. Ça a été une expérience fantastique.

À l’issue de vos trois années au Japon, vous avez rejoint le championnat universitaire américain. La transition a-t-elle été difficile ?
Elle a été extrêmement intense. Aux USA, le basket est très physique et le rythme est très élevé, donc il m’a fallu une période d’intégration. J’ai dû travailler dur pour m’adapter au style américain, mais j’ai toujours cru en moi. J’étais persuadé que j’y arriverais.

Et maintenant vous êtes en NBA. Vous aviez disputé la NBA Summer League 2015 avec les New York Knicks, mais le club ne vous avait pas conservé. Un an plus tard, vous êtes au bénéfice d’un contrat de deux ans. Qu’avez-vous ressenti au moment de signer votre contrat ?
C’était une sensation incroyable. Ce genre de choses n’arrive pas tous les jours, donc j’étais très heureux. C’est un rêve qui est devenu réalité. Depuis tout petit, je voulais jouer en NBA. Le moment de la signature de mon contrat reste un merveilleux souvenir.

Et la NBA, c’est comment ? Ça doit être encore plus dur de s’adapter.
J’ai encore beaucoup de chemin à parcourir pour m’habituer au style de jeu de la NBA. Je m’adapte progressivement au rythme et à la physicalité du jeu. Je suis là pour aider l’équipe et apporter mon énergie sur le terrain.

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