BÊTES DE CAMPAGNE : Ces infatigables femmes qui suivent leurs leaders !

Si nos dirigeants politiques parviennent aux instances suprêmes de l’État (le Président de la République plus particulièrement), ils le doivent indéniablement aux femmes qui leur ont déblayé leur chemin.

Certes, les hommes jouent leur partition dans ces combats, mais à un degré moindre par rapport à ces infatigables femmes, qui se transforment véritablement en « bêtes de campagne » en ces occasions. Cependant, force est de reconnaître que certaines d’entre elles traînent toujours derrière la locomotive, du fait de leaders qui sont loin de respecter la Loi de la Parité que le Président Abdoulaye Wade avait initiée.

 A  l’avènement du Président Abdou Diouf à la tête du pays, l’on avait  constaté une recrudescence des femmes sur le terrain politique, tant et si bien qu’elles en ont presque éclipsé les hommes. Cette ruée des femmes, dans les joutes électorales surtout, font d’elles, des bêtes de campagne, en étant devant, au milieu et derrière les hommes à qui il appartient de diriger réellement.  Il faut néanmoins reconnaître que les femmes ont toujours milité en politique derrière les hommes.

La place de la femme dans la société traditionnelle africaine explique t elle cette attitude ? La  nécessité de changement à ce niveau n’est elle pas corrélée à l’évolution des mœurs et des mentalités ?Remontant l’histoire, nous retiendrons que sous l’ère du  Président Léopold Sédar Senghor, il y avait  dans sa formation politique (le Parti Socialiste) des femmes de forte conviction qui lui  balisaient le terrain

On peut en citer Feue Caroline Faye Diop qui, en guise de remerciement et de marque de considération, fut élue  première femme députée du Sénégal. A cette époque, certaines autres de ses camarades ne détenaient que des postes de responsables « d’unions départementales » ou « régionales », à l’image de Feue Fatoumata Kâ de Diourbel, entre autres

Bien qu’il n’y ait pas de loi sur la  parité en ces temps-là, son successeur le Président Abdou Diouf  renforça sensiblement le quota des femmes dans les instances de décisions, en promouvant  Maïmouna Kâne, Aminata Mbengue Ndiaye, Me Aïssata Tall Sall, Fatou Ndongo Dieng de la Cnts de Madia Diop (dans le cadre de la participation responsable), Mata Sy Diallo et tant d’autres encore, qui avaient vu leurs efforts récompensés par des postes importants  de responsabilité.

Quelle place pour les femmes en politique ?

 Leur véritable ascension cependant,  a été rendue possible par le Président libéral Me Abdoulaye Wade. C’est effectivement lui qui accepta la Parité voulue par Aïda Mbodj, à l’époque Ministre de la Femme sous le magistère du « Vieux » politicien. Ce qui a fait que les femmes, à défaut d’égaler les hommes au niveau des postes de responsabilité, n’en détenaient pas moins un grand nombre (Ministres pleines, Ministres conseillères, Directrice d’Agence et même Ambassadrices, à l’image de Maïmouna Sourang).

Ce que le Président Macky Sall a  consolidé pendant son premier mandat à la tête du pays. Avec lui, en dehors de Mimi Touré qui fut Premier Ministre,  les femmes se sont vues attribuer plusieurs postes de responsabilité mais aussi et surtout nommées à des postes de Présidente de Conseil d’Administration.Néanmoins, certaines disent attendre plus et mieux des gouvernants : « une Parité entière ! »

 Cela veut dire « un nombre égal aux postes attribués aux hommes, et mieux, une alternance au niveau de l’Assemblée nationale qui fera d’une femme la Présidente de cette Institution Parlementaire », nous signifie cette dame respectable et respectée en politique qui préfère garder l’anonymat.Ces  courageuses femmes trouveront-elles un jour le bout du tunnel  Ce  qu’on peut encore constater de nos jours, est que ces bêtes de campagne sont sur tous les fronts, au péril de leur vie ou de la vie de leurs familles

On les voit partout dans les rencontres politiques,  mouchoir autour des reins, criant et vociférant à tue-tête, dans l’unique but de porter en triomphe le candidat de leur choix.Au fait, à défaut d’être élues, qu’y gagneraient ces femmes à risquer leur vie ? Quand  pourront elles refuser de paraître  moins qu’un être humain;  de cesser d’être « un objet » ; un être soumis à la procréation, un moyen par lequel la famille, les parents et hommes politiques parviennent à leurs fins ?Elles seules pourraient le dire et elles ne les feront pas.




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