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Campagne contre saison au Bassin de l’Anambé. Vers une production record

Une moissonneuse qui déverse plusieurs tonnes de riz sur des sacs. Des producteurs qui ont le sourire malgré la rigueur du Ramadan. Le Bassin de l’Anambé retrouve la vie. Ici, le riz est partout. La campagne de contre saison est véritablement un succès, même si les oiseaux ont eu leur part.

Les moissonneuses batteuses sont dans leur dernière phase dans le secteur 5. Des effluves de verdures accueillent les visiteurs. Ici la verdure s’étale comme pendant la saison hivernale. Une moissonneuse batteuse toute neuve happe les hautes tiges de riz des dernières bandes de la parcelle de Mamadou. Un jeune pêcheur malien qui s’est installé avec toute sa famille et devenu un grand producteur rizicole. C’est le Bassin de l’Anambé qui retrouve ainsi la vie. Ici, le riz est partout.

Comme les autres producteurs, près de 500 sont recensés pour la production de contre saison. Pathé a déjà fini de récolter sa parcelle. Il est un jeune qui ne parle plus que de l’agriculture. Finit l’idée de quitter le Fouladou pour la Libye ou l’Europe. Il a eu prés 5 tonnes et est déjà prêt pour l’hivernage qui s’annonce. «Si nous avions pu faire face aux oiseaux, nous aurions pu avoir plus. Pour cette présente saison, le Sahel 108 a été préférée. Il y a des parcelles qui ont produits plus de 7 tonnes à l’hectare (7T/Ha). Avec la contre saison, l’itinéraire technique est maitrisé», explique-t-il.

Les producteurs ont retrouvés le sourire malgré les attaques des oiseaux granivores. Les oiseaux tenaillés par la faim envahissent l’unique ilot de verdure de la zone. Le combat est souvent âpre et l’appui de la Direction de protection des végétaux (DPV) reste essentiel. Les producteurs n’ayant que les vieilles méthodes de combat, le vacarme avec des pots et autres zinc.

Les finances, avec la Caisse nationale de crédit agricole du Sénégal (CNCAS), est assuré et le paquet technique en campagne contre saison est d’environ 350000 F Cfa. Le revenu des producteurs est énorme. Au Bassin de l’Anambé plus aucun producteur ne se plaint de manque de matériel agricole. Le parc est bien fournit et bien entretenu avec la fédération des producteurs.

La campagne de contre saison est devenu très attractif. Les producteurs, dont certains sont agréés comme opérateurs semenciers, achètent près de 80% de la production. Celle-ci, après conditionnement, est replacée dans le circuit. La Société de développement agricole et industriel du Sénégal (SODAGRI) ayant désormais une mission nationale, avec compétence sur l’étendue du Sud-est Casamance, Kédougou et Tambacounda.

Et pour réussir le Programme national d’autosuffisance en riz (PNAR), seules des semences certifiées sont désormais mise en disposition. Le bassin de l’Anambé est aussi doté d’une unité de rizerie qui traite le paddy. Donc plus besoin de quitter Anambé sans son riz blanc.

Le directeur technique de la SODAGRI, M. Ly, se réjouit du succès de cette campagne de contre saison démarrée le 31 janvier. Et le combat mené contre les oiseaux granivores avec le soutien de la DPV mais aussi et surtout l’accompagnement de la banque (CNCAS) dans le financement des producteurs. Ils ont pu bénéficier de l’assurance agricole.

Pour la campagne hivernale qui vient de démarrer, le bassin de l’Anambé est au cœur du Projet d’autosuffisance en riz. Près de 4000 Ha y sont prévus et environ 80.000 Ha en plateau et vallée sur le reste de la zone notamment en Casamance, Kédougou et Tambacounda. Le matériel agricole est en entretien et sera pré positionné la semaine prochaine. La mise en place des semences est avancées explique M. Ly.

 Source : koldanews

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