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Comptes extérieurs du Sénégal en 2015 : Le solde global de la balance des paiements excédentaire de 160,5 milliards de FCfa

Le Comité de la balance des paiements a organisé, hier, la Journée annuelle de diffusion des comptes extérieurs du Sénégal, en présence du ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ. Il a, à cette occasion, magnifié les résultats encourageants de la balance de paiements du Sénégal dont le solde global est ressorti excédentaire de 160,5 milliards de F Cfa.

Le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, a magnifié, hier, les résultats encourageants de la balance de paiements du Sénégal au titre de l’année 2015. Il présidait la neuvième Journée de diffusion des comptes extérieurs du Sénégal, portant sur « l’évolution du commerce extérieur au sein de l’Uemoa : évolutions récentes et perspectives ». Les données fournies par le Comité de la balance de paiements, en partenariat avec l’Agence nationale de la Bceao, montrent que le solde global de la balance des paiements est ressorti excédentaire de 160,5 milliards de FCfa, après 217,9 milliards de FCfa en 2014. Cette évolution résulte principalement, selon le ministre de l’Économie, du déficit du compte courant, en liaison avec l’atténuation continue du déficit du compte commercial ressorti à 1.274,4 milliards de FCfa contre 1.383,2 milliards de FCfa en 2014 et 1.471 milliards de FCfa en 2013.

A cet égard, a-t-il relevé, « le déficit du compte courant rapporté au Pib s’est encore amélioré pour la quatrième année consécutive en s’établissant à 6,9 % contre 8,8 % en 2014, 10,4 % en 2013 et 10,7 % en 2012 ». Selon les estimations, il serait attendu à 5,7 %, soit une baisse de plus de la moitié de son niveau en cinq ans, dit-il. Pour Amadou Bâ, cette situation ne doit pas masquer les efforts à poursuivre pour atténuer le déficit structurel du compte courant. D’où l’intérêt, selon lui, du thème retenu pour cette rencontre. Les échanges devront susciter, à son avis, des réflexions à mener sur les politiques économiques « à mettre en œuvre, afin de réduire sensiblement le degré de dépendance extérieure du pays, dans un contexte de mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (Pse) ».

La balance de paiement, un outil important d’aideà la décision
S’agissant de la balance des paiements, il a rappelé qu’il est un « outil important d’aide à la décision » et constitue le « reflet de la situation réelle d’un pays à économie ouverte, de sa capacité à entretenir des relations économiques et financières ordonnées avec le reste du monde ». « Elle permet, a-t-il expliqué, à un pays, une insertion dans les courants d’échanges internationaux, et reflète l’état et l’évolution de son besoin ou de sa capacité de financement ». Le ministre de l’Économie a ainsi exhorté la direction du Commerce extérieur, membre du Comité national, qui a présenté le thème de cette rencontre, à fournir à la Bceao, dans les délais fixés, des réponses de qualité sur les relations entretenues avec l’extérieur.

« La fiabilité des données collectées permet d’apprécier davantage le dynamisme de l’économie dans le but de concevoir des politiques appropriées visant à encourager et à orienter les actions d’investissement aussi bien du secteur privé que du secteur public », a noté M. Ba qui s’est aussi réjoui du fait que le Comité national ait déjà validé les balances des trois premiers trimestres de l’année 2016. Pour sa part, le directeur national de la Bceao, Ahmadou Al Aminou Lô, a indiqué que « la politique économique de notre pays est sur la bonne voie ». Mais il faut, a-t-il ajouté, « accélérer le rythme, la cadence ». La réduction du déficit de la balance de paiements passe, à son avis, par l’augmentation des exportations et surtout par la diminution des importations. Dans cette perspective, a laissé entendre le directeur national de la Bceao, « le potentiel des ressources naturelles du Sénégal devrait être davantage exploité et les programmes d’investissement intensifiés avec un accent particulier sur le Partenariat public-privé (Ppp) pour une meilleure contribution des nouvelles filières exportatrices à la croissance économique ». A terme, souligne-t-il, « nous espérons avoir une balance excédentaire lorsque le Sénégal commencera à exporter son pétrole, et si la production est à la hauteur des espérances ».

Intégration économique : Le directeur national de la Bceao juge le commerce intra-Uemoa faible
Le Sénégal est la deuxième économie après la Côte d’Ivoire dans l’espace de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Il est l’un des pays les plus actifs en commerce au sein de la zone. Cependant, a déploré le directeur national de la Bceao, Ahmadou Al Aminou Lô, « le commerce intra-Uemoa reste faible ». « Lorsque vous prenez le total des exportations des huit pays comparé aux flux à l’intérieur de l’Union, il ne représente que 17 % », a-t-il regretté, alors que « ce qui caractérise une zone monétaire, c’est le commerce intra-zone ».

L’autre indicateur non moins important reste la mise en œuvre depuis le 1er janvier 2000 d’une Union douanière marquée par un régime de libéralisation des échanges intracommunautaires. A ce niveau, a constaté M. Lô, « l’intégration commerciale au sein de la zone s’avère toujours faible comparativement aux potentiels d’échanges commerciaux entre pays partageant une même monnaie et des politiques communes ». Selon lui, les effets attendus d’une Union douanière tardent à se manifester pleinement. La zone Uemoa devra, à ses yeux, « consolider et élargir ses parts de marchés dans les échanges internationaux ».
Souleymane Diam SY

lesoleil.sn

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