Les techniciens de l’audiovisuel et du cinéma au Sénégal demandent un renforcement de leur protection professionnelle et sociale. Par la voix de l’Association des techniciens de l’audiovisuel et du cinéma du Sénégal (ATACS), ils souhaitent l’adoption d’un statut spécifique dans le cadre de la réforme du Code du travail et de la sécurité sociale.
Leur revendication porte notamment sur la mise en place d’un cadre juridique susceptible d’organiser, de promouvoir et de protéger leurs activités dans leurs relations avec les producteurs et les employeurs.
Une convention collective réclamée
Selon le président de l’ATACS, Amath Niane, le secteur demeure régi par des dispositions qu’il juge dépassées. Il souligne surtout l’absence d’une convention collective adaptée aux métiers du cinéma et de l’audiovisuel.
Les techniciens se présentent comme des travailleurs indépendants, tout en estimant que ce statut ne doit pas les priver de garanties. L’association appelle ainsi les autorités à intégrer pleinement les réalités de ces professions dans les nouveaux textes ainsi que dans leurs décrets d’application.
La maladie au cœur des inquiétudes
L’ATACS met également en avant les difficultés rencontrées lorsqu’un technicien tombe malade. D’après Amath Niane, des collectes sont alors organisées pour répondre aux besoins des professionnels concernés, une situation que l’association conteste.
Les représentants des techniciens rappellent que les travailleurs du secteur cotisent aux mécanismes sociaux. Ils réclament donc une prise en charge leur permettant de se soigner dignement, sans dépendre de quêtes. À travers cette mobilisation, l’ATACS demande une protection sociale effective pour les métiers du cinéma et de l’audiovisuel.