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Développement durable : Le Sénégal sur la bonne voie vers une économie moins carbonée

Le Sénégal a posé des actes forts dans sa marche vers une transition économique. C’est ce qui est ressorti de la deuxième édition des Journées de l’économie verte présidée par le ministre de l’Environnement et du Développement durable.

La marche vers l’économie verte, plus un effet de mode, est un impératif dans ce contexte de bouleversements économiques, écologiques et sociaux. Cette économie attache une importance à la préservation de l’environnement et à la restauration de la justice sociale. C’est donc un développement à visage humain pour ne pas reprendre la formule d’Edgar Morin. Ces aspects ont été abordés par le ministre de l’Environnement et du Développement durable, le Pr Mame Thierno Dieng. « Ce nouveau concept d’économie verte vise simplement à améliorer le bien-être humain et l’équité sociale tout en réduisant considérablement les risques environnementaux et les pénuries écologiques qui sont des freins au développement durable », a-t-il mentionné. Seulement, l’économie verte repose sur le recours des technologies moins émettrices de gaz à effet de serre et l’utilisation judicieuse de ressources naturelles sans compromettre leur capacité de renouvellement. « L’économie verte exige toutefois une transformation profonde de nos modes de production et de consommation pour les rendre durables. Autrement dit, réduire notre empreinte écologique à travers la promotion de modèles économiques compatibles avec la capacité de nos écosystèmes », a défendu le ministre. Le fondement de cette économie sur l’équité inter et intra générationnelle justifie son adoption par le Sénégal qui soutient le Partenariat pour l’action en faveur d’une économie verte (Page), lequel est en phase avec le Pse. Le Sénégal a déjà posé des actes allant dans ce sens, à savoir la Stratégie nationale de promotion des emplois verts, la cartographie des initiatives en matière d’économie verte et le renforcement des capacités des experts nationaux à travers la prise en charge de leur participation aux sessions de formation organisées par le Centre international de formation de Turin. François Murangira, de l’Organisation internationale du travail (Oit), au nom des institutions des Nations unies qui soutiennent le Page, a retracé le chemin parcouru par le Sénégal dans sa marche vers un « avenir meilleur ». Il a, entre autres, invoqué l’organisation d’une première Académie nationale sur l’économie verte ayant permis de mobiliser des d’acteurs actifs dans ce domaine  et l’élaboration d’une étude exploratoire sur l’économie verte avec l’assistance technique et financière du Pnue. « En décidant de mettre en place une plateforme multi-acteurs sur l’économie verte, le Sénégal concrétise non seulement les engagements pris lors de l’Académie sur l’économie verte, organisée au Centre international de Turin, en 2014, mais apporte aussi une réponse aux exigences des connaissances, de compétences et de synergies requises pour la transition réussie vers une économie verte et inclusive », a indiqué M. Murangira.

Priorité à la transition écologique
Patrick Reboud, attaché de Coopération développement rural, sécurité alimentaire et environnementale à l’Union européenne, a parlé des avantages d’adopter les principes de ce type de développement. Cependant, il a pensé que la réalisation de ces objectifs doit être l’affaire de tous. « Partout à travers le monde, la transition écologique, qui est aussi économique, sociale et énergétique, est en marche. Elle concerne chacun d’entre nous, et chacun d’entre nous peut être un acteur. Elle esquisse un monde nouveau, un monde pauvre en carbone et riche en opportunités. Un monde qui allie technologies et énergies renouvelables et où qualité de vie et compétitivité vont ensemble », a laissé entendre M. Reboud. A son avis, l’Union européenne participe à cette marche vers un avenir meilleure et assume une position avant-gardiste. La preuve, après l’Accord de Paris, l’Union européenne a dévoilé un nouveau plan d’actions qui contient dix initiatives en faveur d’une économie plus moderne et plus propre.

« La partie la plus pauvre du monde, qui ne représente que 7% des émissions globales de CO2, est la plus vulnérable. L’Union européenne a donc décidé que quatre des six premiers domaines d’intervention de son plan d’investissement extérieur seront consacrés à des secteurs directement liés à la transition écologique et aux villes durables en Afrique. Et pour cela, la Commission européenne lancera, en 2018, un premier appel à projets pour l’Afrique et les pays du voisinage de l’Union », a-t-il révélé.

Idrissa SANE, lesoleil

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