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DIOURBEL MISE SUR LE DISPOSITIF INTRA UTÉRIN APRÈS L’ACCOUCHEMENT POUR AMÉLIORER SA PRÉVALENCE CONTRACEPTIVE

La région médicale de Diourbel mise sur le dispositif intra-utérin en post-partum, c’est-à-dire sur son adoption immédiatement après l’accouchement, en vue de relever son taux de prévalence contraceptive, considéré comme étant le plus faible du pays avec un chiffre de 7%.
Adja Fatou Ndiaye Sène, la coordonnatrice santé de la reproduction de la région médicale de Diourbel, souligne à cet effet la nécessaire amélioration du recrutement des femmes juste après qu’elles ont fini de donner la vie.
Elle s’exprimait lors d’un entretien avec des journalistes venus à Diourbel dans le cadre d’un voyage d’étude sur les offres de services en santé de la reproduction, notamment la planification familiale.
Ce programme constitue ‘’une opportunité pour réduire le gap des besoins non satisfaits en planification familiale’’, a souligné la coordonnatrice en santé de la reproduction. La pose du dispositif se fait automatiquement dans les dix premières minutes qui suivent l’accouchement ou dix jours, ou bien en pair avec césarienne par un gynécologue.
Après l’accouchement, souligne-t-elle, le DIUPP permet ainsi à la femme de ‘’repartir précocement et en toute sécurité avec une méthode de planification familiale efficace, réversible et peu coûteuse (500 francs cfa) avec une longue durée d’action’’.
Selon elle, de cette manière, elle est “rassurée et gagne en temps à moindre coût’’. Aujourd’hui, les statistiques de la région médicale ont montré que sur 1448 femmes recrutées en PF, presque la moitié ont recouru au DIUPP.
Pour le premier trimestre 2017, la région médicale a réalisé 100 insertions sur 352 recrutements, soit un taux de 27% pour les méthodes injectables.
‘’C’est une intervention qu’on peut exploiter, parce que cela nous permet de booster la prévalence contraceptive dans la région’’, souligne la coordonnatrice SR. La durée d’action est de 12 mois à 13 ans, mais dépend néanmoins de la femme, l’essentiel pour les autorités médicales étant que l’espace inter- génésique dure au moins deux ans.
 La région médicale envisage ainsi de passer à une extension au niveau de l’hôpital régional de Diourbel. Présentement, l’intervention est menée seulement dans le district de Touba, notamment à l’hôpital Matlaboul Fawzeini, où il y a trois gynécologues et un médecin compétent en soins obstétricaux d’urgence, et à l’hôpital Ndamatou qui compte 4 gynécologues.
Mais vu les ‘’résultats probants’’, la région médicale estime que cette nouvelle méthode post-partum peut être étendue au niveau de l’hôpital régional de Diourbel.
Sur le manque de gynécologues dans le district sanitaire de Mbacké et dans les autres centres de santé de Touba et de Bambey, Adja Fatou Ndiaye Sène elle expliqué que la pose qui est réalisée par des gynécologues en cas de césarienne, peut aussi l’être par les sages-femmes après accouchement par voie basse.
Toutefois, cela est, pour le moment, limité aux hôpitaux qui disposent de gynécologues en cas d’urgence.
Avec Push Model qui rend disponible les produits contraceptifs, le coût est de 500 francs Cfa dans ces hôpitaux. Il s’agit de discuter avec la femme pour lui faire des propositions sur les méthodes disponibles.
Dans la région qui projette un taux de prévalence contraceptive de 31% d’ici 2020, le recrutement au niveau des femmes en union se fait par diverses stratégies déroulées lors des visites prénatales, mais surtout lors de la phase de travail appelée phase de latence. Il se fait également au cours des hospitalisations dues à des complications ou encore pendant la préparation d’un accouchement programmé par césarienne.
La région vient de clore un atelier de partage du Cadre stratégique national de planification familial (2016-2020). Pour la région médicale, ‘’le Sénégal compte beaucoup sur la région de Diourbel avec un taux de prévalence contraceptive attendu à 31%’’.
Pour l’atteinte de cet objectif, un plan d’actions a été élaboré pour toute cette période avec des activités diverses, dont un plan de communication qui va intégrer l’ensemble des activités des districts, ainsi que la mise en place d’un comité technique de suivi des districts et de la région pour l’amélioration de la qualité des données.
aps

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