Vérifier une image ou une vidéo avant de la partager
Une image vraie peut être utilisée dans un faux contexte. Une vidéo récente peut aussi reprendre une scène ancienne. La vérification consiste donc à établir l’origine, la date, le lieu et le sens réel du contenu.
1. Ne pas commencer par la légende
Le texte qui accompagne une image sur WhatsApp, Facebook, TikTok ou X n’est pas une preuve. Il peut avoir été ajouté après coup. Il faut d’abord observer le contenu lui-même : panneaux, bâtiments, plaques, vêtements, météo, langue visible, personnes présentes et tout indice permettant de situer la scène.
2. Rechercher la première apparition connue
Une image largement partagée peut avoir circulé plusieurs mois ou plusieurs années auparavant. Une recherche inversée d’image, la recherche de captures significatives d’une vidéo et la comparaison des dates de publication permettent souvent de retrouver une version antérieure.
3. Vérifier le lieu
Le décor peut être comparé avec des cartes, photographies publiques ou images de lieux connus. Les noms de rues, enseignes, reliefs, monuments et bâtiments administratifs sont des indices plus solides qu’une simple affirmation dans une publication.
4. Vérifier la date
Il faut rechercher la plus ancienne publication retrouvée, mais aussi comparer le contexte : saison, événement annoncé, calendrier sportif, cérémonie ou actualité mentionnée. Une vidéo peut être authentique tout en étant recyclée pour illustrer un événement différent.
5. Chercher la source primaire
Lorsqu’un contenu provient d’une institution, d’un club, d’un artiste, d’une entreprise ou d’une personnalité, le compte officiel ou le site de l’organisation doit être recherché. Une reprise par plusieurs pages ne transforme pas automatiquement l’information en confirmation indépendante.
6. Distinguer montage et changement de contexte
Les fausses informations visuelles ne reposent pas toujours sur des images générées ou retouchées. Le cas le plus simple est souvent une image réelle associée à une fausse date, un faux lieu ou une fausse explication. Il faut donc vérifier le contexte avant de chercher une manipulation technique complexe.
7. Ne pas conclure trop vite
Si les éléments disponibles ne suffisent pas à confirmer l’origine ou le contexte, la bonne conclusion est de suspendre le partage. Une absence de preuve ne permet ni d’affirmer que le contenu est vrai, ni d’affirmer automatiquement qu’il est faux.
Le réflexe SenegalInfos
Pour les contenus viraux, la rédaction cherche à remonter vers la publication originale, à confirmer la chronologie et à distinguer ce qui est visible de ce qui est seulement affirmé. Cette méthode réduit le risque d’amplifier une image spectaculaire mais mal contextualisée.