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Economie : Une croissance de 6,8% prévue cette année

Une croissance de 6,8% est prévue en 2017, a déclaré, avant-hier, le chef de la Direction générale de la planification et des politiques économiques (Dgppe), au cours d’une rencontre avec son personnel.

« Nous pouvons retenir que l’année 2016 se termine sur de bonnes notes sur le plan macroéconomique ; la tendance favorable amorcée en 2014 et confirmée en 2015 semble se consolider en 2016 », a lancé, avant-hier, le directeur de la planification et des politiques économiques, Pierre Ndiaye, à la cérémonie de présentation des vœux du nouvel an du personnel de la Direction des planifications et des politiques économiques (Dgppe). « Une croissance de 6,8% est prévue ; une inflation faible, un déficit budgétaire qui va continuer à dépérir et une amélioration du budget du compte courant », a-t-il assuré. « Pour la première fois, depuis 1980, a-t-il assuré, la croissance économique dépasse 6%, pendant deux années consécutives ».

Pour lui, l’année s’est terminée sur une très bonne dynamique. Il a noté que cette embellie s’explique notamment par le renouveau de l’agriculture et la bonne tenue de l’horticulture grâce aux nombreux efforts du gouvernement en termes de semences, d’engrais et d’équipements agricoles, ainsi qu’en termes d’irrigation, la relance des industries chimiques et extractives à la faveur de la recapitalisation des Ics. S’y ajoute, selon lui, le dynamisme retrouvé de la construction portée par les vastes chantiers d’infrastructures publiques et l’accroissement de l’offre (nouvelle cimenterie) sans compter la robustesse des secteurs d’appoint, notamment l’énergie grâce aux importants investissements publics privés, le transport et les services financiers et de télécommunications. Il a assuré que sur le plan budgétaire, les recettes fiscales progressent. «La rationalisation des dépenses de fonctionnement se poursuit, le déficit budgétaire est constamment réduit et se situe, en 2016, à 4,2% du Pib contre 6,7% en 2011. Au titre des échanges extérieurs, le déficit du compte courant s’améliore et ressort à 6,5% du Pib en 2016 à la faveur de la bonne tenue des exportations de biens qui augmentent, en moyenne annuelle, de 8% depuis 2012 contre 5% pour les importations », a-t-il soutenu.

Quant à l’inflation, elle demeure faible (près de 1%). « Si nous maintenons une croissance de 6,6%, c’est-à-dire en termes de revenu par tête (d’habitants) une progression de l’ordre 3% au bout de 7 ans, nous allons voir les effets réels de cette croissance. Pour analyser la croissance, il faut voir les secteurs qui l’ont porté. Quand l’agriculture porte la croissance, il y a un élément d’inclusivité. Car, il y a beaucoup de Sénégalais qui opèrent dans ce secteur. Cela se traduit par une amélioration des revenus de ces populations », a relevé M. Ndiaye qui précise que « le taux d’endettement (créé par le déficit budgétaire) du Sénégal étant de 57% montre qu’on est encore viable ».

Serigne Mansour Sy CISSE

lesoleil.sn

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