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Environnement des affaires : Une augmentation de 12% enregistrée dans les investissements privés

Le secteur privé a initié, hier, une concertation économique et sociale avec l’Etat représenté par ses différents démembrements du ministère de l’Economie des Finances et du Plan. La rencontre a constitué un lieu d’échanges fructueux sur les avancées du secteur privé, mais également sur les améliorations à apporter. Selon les services du ministère de l’Economie et des Finances, en 2016, sur les 1.577 milliards de FCfa d’investissement privés, les 70% proviennent du secteur privé national.

Plusieurs thèmes ont particulièrement retenu l’attention des participants. Le baromètre du climat des affaires a occupé une place de choix. Dans cette perspective, les participants sont revenus sur les principaux leviers devant permettre un renforcement de la souveraineté économique. Les résultats de la stratégie de partenariat entre le secteur privé et public ont été explorés au peigne fin. Aussi, à tour de rôle, des directeurs sont-ils revenus sur les points majeurs qui renforcent le bon climat des affaires noté au Sénégal.

Auparavant, Amadou Bâ, ministre de l’Economie, des Fiances et du Plan, a salué « l’état d’avancement des nombreux acquis enregistrés depuis 2012». Il a appelé, toutefois, à des initiatives à mettre en œuvre de part et d’autre, pour une meilleure amélioration des investissements privés. Sur ce, le ministre a fortement renouvelé la détermination du gouvernement du Sénégal à accompagner le secteur privé, principale source de création d’emplois. Il a souligné, en outre, que l’année écoulée s’est terminée sur de «belles perspectives». Selon le ministre, de «véritables germes de développement et d’apaisement» sont notés. Il annonce que l’Etat du Sénégal est disposé à multiplier les secteurs d’activités pour une économie diversifiée porteuse d’emplois. A ce titre, le ministre a rappelé « les taxes spécifiques du ciment et l’exportation de l’arachide ». Il a aussi cité les mécanismes de simplification notés dans le domaine du foncier et le régime d’exonération et de facilitation.

Les investissements privés passent de 1.577 milliards à 1.780 milliards en 2016
Toutes ces mesures ont eu un effet sur l’attractivité des investissements, l’environnement des affaires et une augmentation de 12% des investissements privés au Sénégal par rapport à la période précédente. On est passé de 1.577 milliards d’investissement privés à 1.780 milliards de FCfa en 2016, soit une augmentation de 12%, a annoncé Mountaga Sy, le directeur général de l’Apix. Cela démontre que les mesures prises ont eu une réelle attractivité dans l’économie et la gestion des affaires au Sénégal. Sur les 1.577 milliards de FCfa d’investissements privés, les 70% proviennent du secteur privé national, a-t-il également précisé.

Le programme de réforme de l’environnement des affaires et de la compétitivité est largement revenu sur le discours de M. Sy. Il décrit un Programme Sénégal émergent (Pse) qui monte en puissance. L’environnement du secteur privé est décrit comme un des principaux moteurs de développement. « Sur le Doing business, le Sénégal enregistre un gain cumulé de 31 places avec un taux de croissance de 6,6 % et des indicateurs macroéconomiques performants », a-t-il relevé. Cette démarche montre l’efficacité des nombreux acquis tels que la simplification, la dématérialisation des procédures administratives, l’amélioration du cadre juridique et fiscal, la réduction des coûts de production et la promotion de l’investissement à fort impact social.

Les droits d’enregistrement baissent de 15 à 5 %
Sur les textes et procédures réglementaires, les autorités ont supprimé l’exigence du capital minimum pour la création d’entreprises et la suppression des droits de timbre pour la création des sociétés ayant un statut de Sarl. Le secteur privé a salué les acquis notamment les droits d’enregistrement qui passent de 15 à 5%, également, les délais de traitement de propriétés ont été revus en baisse. Il est passé de 112 à 40 jours. La mise en place d’un guichet unique à la Senelec pour les petites et moyennes entreprises et la réduction de moitié sur l’avance de raccordement àl’électricité est à saluer. La rénovation et l’accessibilité des administrations et de la Douane avec notamment l’instauration des codes des Douanes, le code général des impôts, le Code des procédures civiles et la loi du partenariat public privé promulguée en 2014, n’ont point laissé les privés indifférents. L’amélioration des cadres réglementaires sur le produit bail l’affacturage et la finance islamique au grand bénéfice des Pme. Il est également noté la simplification du système de tarification des conteneurs qui passent de 46 à 6 barèmes de facturation.

L’économie sur une nouvelle ligne de croissance
Le directeur général des Finances, Moustapha Bâ, a informé qu’en ressources extérieures, 434 milliards de FCfa étaient attendus. A la date d’aujourd’hui, nous en sommes à 558 milliards de FCfa, soit 128% de plus. L’objectif est, dès lors, largement dépassé. L’endettement est largement maîtrisé. La masse salariale est également maîtrisée. Le taux d’exécution est supérieur à celui des 6 dernières années, a-t-il dit. Les services certifiés conformes sont estimés à 1.498 milliards de FCfa. Le fonctionnement représente 54% et l’investissement 46%.

En ce qui concerne l’intervention sur le marché, le système bancaire local a contribué, pour les émissions de titres publics au courant de l’année 2016, à hauteur de 506 milliards de FCfa. Ce qui représente 70% des titres publics. La commande publique en biens et services au secteur privé a fourni autour de 532 milliards de FCfa. Ce qui constitue à peu près 97% par rapport à ce qui était prévu dans le budget. Les opportunités valablement exploitées par le secteur privé en 2016 tournent autour de 2.160 milliards de FCfa. Ce qui est largement supérieur aux prévisions de 1.596 milliards de FCfa de l’année dernière, a-t-il dit.

Le directeur général de la Planification et des Politiques économiques, Pierre Ndiaye, a souligné, de son côté, que sur la base des différentes mesures qui ont été mise en œuvre, d’importants résultats ont été enregistrés. Une croissance supérieure à 6% est notée. « C’est la première fois que le Sénégal aura enregistré une croissance supérieure à 6% en l’espace de deux années consécutives. Cela indique que l’économie est sur une nouvelle ligne de croissance », a-t-il dit. Il est d’avis que ces résultats découlent de nombreux efforts consentis pour la maîtrise de la rationalisation des dépenses.

Oumar BA
lesoleil.sn

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