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FATICK : RESTAURATION DE PLUSIEURS TERRES DÉGRADÉES À DJILOR SALOUM GRÂCE AU PROJET EPIC

La promotion des stratégies locales d’adaptation au changement climatique initiée dans six villages de la commune de Djilor Saloum (Foundiougne) a permis la restauration de plusieurs hectares de terres dégradées dans la localité a indiqué, mardi, son maire Lansana Sano.

C’est une initiative du programme Ecosystèmes pour la protection des infrastructures et des communautés (EPIC) en partenariat avec les populations de Djilor Saloum.

“Le projet EPIC expérimenté dans notre commune depuis 2013 jusqu’en 2017 a permis de récupérer beaucoup de terres salinisées, de régénérer l’écosystème des forêts et de la faune sauvage”, a déclaré M. Sano dans un entretien accordé à la presse en marge des travaux de l’atelier de clôture du projet EPIC au Sénégal organisé à Kaolack.

“Avant l’arrivée du projet, nous avions constaté que la production agricole de nos populations avait baissé d’une manière drastique particulièrement pour l’arachide mais aussi pour le mil. Ce qui, en son temps, a causé un problème d’insécurité alimentaire à la commune et ses populations”, a-t-il expliqué.

“Heureusement pour notre commune, ce projet initié par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a été retenu pour intervenir dans notre collectivité en vue de trouver des solutions à ces problèmes environnementaux’’, s’est-il réjoui.

’’Depuis lors ses interventions ont permis à notre commune de récupérer des terres dégradées mais aussi de régénérer son écosystème des forêts des années plus tard”, a-t-il ajouté.

L’édile de Djilor Saloum a souligné que ceci s’est traduit par “le retour de certains animaux sauvages qu’on ne voyait plus dans nos forêts depuis plusieurs années mais aussi de manière globale de régénérer la faune sauvage”.

Partenaire de la commune de Djilor dans le cadre de ce projet, le directeur des programmes de l’UICN au Sénégal, Racine Kane, a salué les résultats obtenus au terme de plusieurs interventions.

Il a indiqué qu’au cours de ces années d’expérimentation, “les
solutions consistaient à utiliser les écosystèmes pour lutter contre les risques de catastrophes naturelles comme les inondations, la salinisation des terres, les phénomènes éoliens”.

“Nous avons utilisé cette approche innovante dans la commune de Djilor où beaucoup d’actions ont été faites dans la lutte contre l’érosion dont la réhabilitation de diguettes traditionnelles utilisées par les populations avec les moyens propres à leur espace. Nous avons travaillé à la promotion des techniques de désalinisation des terres tirées des savoirs locaux et du vécu des populations”, a-t-il expliqué.

Au total, les savoirs locaux des populations ont été utilisés pour dérouler des activités qui aujourd’hui ont permis la réhabilitation des terres dégradées de Djilor Saloum a retenu M. Kane convaincu que l’atteinte des résultats est facilitée par la collaboration avec des services techniques de l’Etat et les autorités locales.

Initié 2013, le projet EPIC de l’UICN, prend fin en septembre 2017 au Sénégal.

Il avait pour objectif d’évaluer les risques et les effets du changement climatique sur les populations pauvres, de démontrer les avantages économiques d’une stratégie d’adaptation fondée sur les écosystèmes pour la réduction de la vulnérabilité des communautés rurales.

Le Sénégal et le Burkina Faso sont les seuls pays africains bénéficiaires de ce programme.

Ouvert mardi à Kaolack l’atelier de clôture du projet EPIC prend fin jeudi.
aps

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