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Grincements de dents à Bennoo # L’Afp, l’Urd et le Ps, n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes

 

Le Parti socialiste et l’Alliance des forces du progrès, alliés de Macky Sall dans la coalition présidentielle, Bennoo Bokk Yaakaar (Bby) lui sont, depuis cinq ans, restés fidèles.  L’Urd est venue après. Cependant, dans le cadre des investitures pour la prochaine législature, la machine du compagnonnage semble prendre du fuel. Décryptage d’une situation politique qui risque de faire voler en éclat Bennoo !

Niasse et Tanor, Djibo… avaient donné carte blanche à Macky !

Macky Sall, dans les investitures qu’il a effectuées, a attribué 115 sièges à sa formation politique, l’Alliance pour la république (Apr) et a laissé 35 places à l’ensemble de ses alliés. C’est la pomme de discorde. Et pourtant, Niasse et Tanor avaient donné carte blanche à Macky. Au sortir de leur réunion, le 26 mai 2017 dernier autour du président de la coalition Bennoo Bokk Yaakaar, la Conférence des leaders de cette entité politique, examinant la question des investitures pour les élections législatives du 30 juillet 2017, avait donné carte blanche au chef de la coalition, pour faire ce qu’il veut et comme il le veut. Après un échange jugé fructueux par les participants à la rencontre, « la Conférence a félicité le Président de Bennoo Bokk Yaakaar (Bby) pour la lucidité et la sagesse dont il a fait montre en suspendant les Assemblées générales d’investitures pour ramener le calme et la sérénité dans les rangs, engage le Président de la coalition à poursuivre les consultations déjà entamées et à parachever le processus des investitures ». Ce, disent Moustapha Niasse, Tanor et Cie «en procédant aux arbitrages nécessaires afin d’aboutir à la confection de listes capables de faire gagner largement la coalition, encourage le Président à prendre toutes les dispositions utiles à-mêmes de renforcer la dynamique unitaire de la coalition qui lui a valu jusqu’ici de grandes satisfactions aux différentes élections précédentes et qui seule permettra à Bby de remporter haut la main les législatives à venir, considère, sans aucun doute, au regard du bilan élogieux du Président de la République et de son gouvernement, dans tous les domaines, politique, économique et social, visible et palpable pour tout citoyen et observateur objectif, en campagne comme en ville, que la victoire sera assurée, au soir du 30 juillet 2017 ».

En conséquence, la Conférence des leaders avait lancé un appel solennel aux militantes et militants de Bby, à faire preuve de solidarité et d’engagement pour, en rangs serrés, et dans un même élan, se mobiliser pour la conquête d’une majorité parlementaire dans la prochaine Assemblée nationale.

«Circulez, il n’y a rien à voir » !

C’est à cela que l’on a assisté au lendemain de la publication des listes en direction des élections législatives du 30 juillet 2017. Macky Sall, à qui ses alliés ont donné toute confiance, a fait ce qu’il veut et comme il le veut. Et bonjour les contestations! Ça grogne de partout. A l’Afp, au parti socialiste, à l’Union du renouveau démocratique (Urd) de Djibo Kâ, et même à And jëf (Aj) de landing Savané, des partisans se sont rebellés, criant que Macky Sall a déçu ses alliés. Cela était prévisible. Dans le camp présidentiel, des voix et pas des moindres, se sont élevées pour dénoncer le fait que le parti au pouvoir n’ait bénéficié d’aucun poste protocolaire, après la présidence de la République. A l’Assemblée nationale, au Haut Conseil des Collectivités Territoriales, au Conseil Economique Social et Environnemental et à la Commission Nationale du Dialogue des Territoires (CNDT); tous ces postes sont occupés par des alliés. Et avec ces derniers, le chef de l’Etat est accusé d’avoir fait du neuf avec du vieux. Niass, Tanor et Djibo Kâ n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes. Et oui ! Les responsables des partis alliés à l’Apr, bref les fidèles compagnons de Macky Sall dans la gestion du pouvoir, notamment l’Afp de Moustapga Niass, le Ps d’Ousmane Tanor Dieng et l’Urd de Djibo Kâ, entre autres, n’ont qu’à s’en prendre qu’à eux-mêmes. Ils avaient déclaré à la face du monde qu’ils ont donné mandat au Président de Bennoo Bokk Yaakaar de confectionner la liste de la coalition pour les législatives. C’est en ce sens que des responsables et autres militants de ces formations qui ont élevé la voix pour fustiger le travail fait par Macky Sall, n’ont qu’à, non seulement savoir raison gardée, mais surtout s’en prendre à leurs leaders qui, sont les seuls responsables de cette situation.

Le vin est tiré, il ne reste qu’à le boire

Aujourd’hui, il ne reste qu’une seule chose, c’est de savoir raison gardée car, ce n’est pas en criant sur tous les toits que le chef de l’Etat reviendra sur sa décision. Non seulement que c’est trop tard, parce que les listes sont en train d’être définitivement publiées, mais, force est de comprendre que le chef de l’Etat, Macky Sall ne cède jamais aux chantages fussent-ils de son parti, l’Apr. Maintenant, la question qui mérite d’être posée est quelle suite le chef de l’Etat va-t-il donner aux nombreuses réclamations venant de son propre parti et de ses alliés ?

«Confiance aveugle»

Le cas de l’Afp, estampillée «plus fidèle parmi les fidèles» compagnons de Macky Sall semble attiré l’attention. Avec 7 sièges, même si Moustapha Niass avait laissé entendre qu’«il ne veut rien, et n’attend rien», eût égard à son âge politique, nombreux sont des responsables de cette formation politique à crier à la trahison. Accusant, de facto, le parti présidentiel à ne pas jouer franc jeu. Parce que, dit-on, l’Afp, dans le cadre de l’alliance avec le parti au pouvoir a décidé de ne pas présenter de candidat à la prochaine présidentielle. En effet, au regard de la gifle reçue par l’Afp lors des investitures qui a balafré son visage, le compagnonnage avec l’Apr va-t-il survivre au sortir des élections législatives ? C’est toute la question. Car, de sources concordantes, l’affaire des 7 sièges a même suscité la colère au plus haut niveau de l’Afp. La confiance aveugle que le parti avait du chef de l’Etat semble s’effritée. Qui disait qu’ »en politique, seuls les coups fourrés sont les biens venus » ! Demain, il fera jour !

igfm

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