Guinée équatoriale : l’opposition réclame le départ de Yahya Jammeh

Yahya-Jammeh
In a Thursday, Dec. 1, 2016 file photo, Gambia's president Yahya Jammeh shows his inked finger before voting in Banjul, Gambia. Gambia's ruler of more than 22 years now says he won't accept defeat in the presidential election, reversing course a week after he conceded defeat. In a speech on state television aired late Friday, Dec. 9, 2016,, President Yahya Jammeh said that investigations had revealed voting irregularities that he called unacceptable. (AP Photo/Jerome Delay)

De larges affiches contre la présence de Yahya Jammeh en Guinée équatoriale ont été accrochées à Malabo par des opposants. Ils demandent que « ce dictateur » rentre chez lui pour y être jugé.

Le parti Convergence pour la démocratie sociale (CPDS), deuxième parti d’opposition de Guinée équatoriale, « ne veut pas d’un autre dictateur ». C’est ce qu’indiquaient les affiches brandies mercredi 30 janvier devant son siège, à Malabo.

Le CPDS « demande que ce dictateur de Yahya Jammeh rentre dans son pays, pour répondre de ses actes et crimes commis durant son règne. La Guinée équatoriale ne peut pas se transformer en un pays d’accueil des dictateurs génocidaires », a déclaré Andrés Esono Ondo, secrétaire général du parti.

Le premier parti d’opposition, Citoyens pour l’innovation (CI), dissous en février 2018, s’est dit solidaire de cette démarche. Malabo ne peut accueillir « quelqu’un qui a maltraité son peuple », a déclaré le chef du parti, Gabriel Nse Obiang.

Filmé avec Koffi Olomide
Depuis son départ forcé de Gambie en janvier 2017 après sa défaite face à Adama Barrow, Yahya Jammeh s’est installé dans une ferme dans la province de Wele-Nzas, dont le chef-lieu est Mongomo, le village natal du président guinéen Teodoro Obiang Nguema, au pouvoir depuis plus de 30 ans.

Respectant la consigne fixée par Malabo, l’ex-président gambien n’a été que rarement aperçu en public. Le 31 décembre, pour la Saint-Sylvestre, il était apparu dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux du chanteur congolais Koffi Olomide, en train de danser avec le chanteur, le chef de l’État Teodoro Obiang Nguema, ainsi que son fils devenu vice-président, Teodorin Nguema Obiang.




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