Harcèlement, raquettes, corruption : les voyageurs racontent comment ils sont déplumés sur les routes de la Cedeao

Ici Baux-maraîchers. C’est la nouvelle gare routière transnationale. En cette fin de matinée, temps est relativement clément, mais le froid reste dominant. De cette gare, quittent le Sénégal différents ressortissants de la Cedeao pour rallier les autres pays de la région par la route. C’est aussi le passage obligé pour le voyage retour.

Située dans la banlieue dakaroise, à Bountou Pikine, la gare des Baux-Maraîchers est donc un microsome des peuples d’Afrique de l’Ouest. Par cette journée, un nuage de poussière emplit l’espace. Le site grouille de monde aux différentes assonances linguistiques de la sous-région : bambara, wolof, peulh, haoussa, etc. Les bus déjà prépositionnés, les voyageurs attendent la fin du chargement, puis le départ. Ils sont installés tout autour  sans aucune discipline particulière.

Dès mon arrivée sur le site, j’aperçois de loin des apprentis en plein chargement des bagages. Des taximen sont aux aguets, prêts à alpaguer un potentiel client ou non. En m’avançant justement du site, un  homme vêtu d’une veste noirâtre lève la main vers moi, me faisant signe de m’approcher. « Bonjour, tu veux voyager ? », me demande-t-il. «Non, je voudrais savoir quels sont les bus en partance pour les pays de la sous-région ?», lui répondis-je. « Ils sont là,  juste en face de toiLes passagers sont derrière pour acheter leurs tickets et charger leurs bagages»…

SENEWS

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