Un projet de réforme constitutionnelle attribué au président chilien José Antonio Kast provoque des inquiétudes à travers l’échiquier politique. Selon les éléments disponibles, le chef de l’Etat chercherait à pouvoir décréter seul l’état d’exception et à restreindre les libertés sans l’aval du Congrès.
Cette perspective est qualifiée d’« illibérale » par des responsables issus de différents courants politiques. Les réserves ne viennent pas uniquement de l’opposition : elles s’expriment également dans le camp du président.
Le rôle du Congrès en question
Au centre des critiques figure la possibilité de se passer de l’approbation parlementaire pour instaurer l’état d’exception et prendre des mesures limitant les libertés. Le projet soulève ainsi des interrogations sur l’équilibre des pouvoirs institutionnels au Chili.
Une contestation au-delà de l’opposition
L’inquiétude décrite est transversale. L’opposition conteste cette orientation, mais le projet rencontre aussi des réticences parmi les soutiens de José Antonio Kast. Cette convergence de critiques place la réforme envisagée au cœur du débat politique chilien.