Les secours poursuivent leurs recherches dans les zones dévastées par une crue survenue à la frontière entre le Népal et la Chine. Trois jours après la catastrophe, les autorités font état d’un bilan encore provisoire de 633 morts et de près de 3 000 disparus.

Selon les chiffres rapportés, 626 corps ont été retrouvés au Népal et sept au Tibet, en territoire chinois. Sept autres corps ont également été découverts dans le nord de l’Inde, à plusieurs dizaines de kilomètres en aval. Leur identification est en cours.

Des milliers de personnes sans nouvelles

Les autorités recherchent 2 426 personnes au Népal et 556 côté chinois. Parmi les disparus figurent notamment des touristes, des pèlerins, des ouvriers étrangers employés sur des chantiers de barrages et des habitants de villages touchés.

Dans la localité népalaise de Bidur, des proches se rendent au quartier général de campagne des secours pour tenter d’obtenir des informations sur les personnes recherchées. Les zones sinistrées ont subi d’importants dégâts, avec des habitations, routes, ponts et chantiers emportés ou ensevelis.

Un tunnel toujours inaccessible

Au Népal, plus de 80 sauveteurs tentent d’atteindre un tunnel sur le chantier du barrage de Trishuli-3, où une centaine de personnes seraient bloquées depuis trois jours. Les services du Premier ministre Balendra Shah ont indiqué que les opérations de dégagement avaient été renforcées, tout en étant compliquées par une météo défavorable.

Plus de 350 ouvriers et riverains ont déjà été évacués dans cette région. Une équipe spécialisée venue d’Inde est arrivée pour soutenir les secours.

Une zone encore menacée

Les experts et scientifiques cités attribuent la crue à l’effondrement d’un énorme glacier, d’abord identifié à tort comme un séisme de magnitude 5,2. Cet effondrement a provoqué la formation d’un lac dans la rivière, dont une rupture soudaine demeure une menace pour les opérations en cours.

En Chine, des sauveteurs sont déployés près du poste-frontière de Gyirong. Au Népal, le gouvernement a finalement accepté l’aide de la communauté internationale afin d’accélérer les recherches, selon RFI. La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge estime que 93 000 personnes sont affectées par le désastre.