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(Interview exclusive) : Maah Keïta : «J’arrête, je prends du recul …»

Maah Khoudia Keïta a accueilli l’équipe d’igfm.sn chez elle aux Hlm Grand–Yoff. Une princesse de la guitare basse qui, au milieu de ses frères de Takeïfa a longtemps fait voyager les mélomanes dans un joyeux univers de sons. Mais Aujourd’hui Maah Keita a enterré cette vie. Elle a arrêté tout ce qui touche à la musique. Elle se consacre exclusivement à l’humanitaire. Dans cet entretien exclusif avec Igfm.sn, Maah revient sur les problèmes de l’albinisme. Elle nourrit l’espoir de voir un mariage albinos…

CARRIERE MUSICALE : «Je prends du recul…»


«Cela fait 3 ou 4 mois que j’ai quitté le groupe Takeifa. Pour le moment, je n’ai pas une activité concrète par rapport à la carrière solo. J’ai l’occasion d’annoncer à travers cette vidéo mon recul dans le monde musical. Je me retire sur tout ce qui touche à la musique pendant un bon moment. Je vais travailler sur un nouveau produit et pour faire un travail de qualité, il faut une bonne concentration. Pour réunir toutes les conditions, j’ai quitté un groupe, mais je ne peux pas me permettre de sortir un produit qui ne répond pas aux exigences des normes de qualités. C’est pour cette raison que j’ai pris cette décision d’arrêter la musique pour un temps. Ce sera l’occasion aussi de me reposer et de bien réfléchir sur ce que je dois faire dans le domaine musical.»

DEPART DE TAKEIFA : «ça ne va pas affecter le groupe»

«Je ne pense pas que le fait de quitter les « Takeifa » peut les affecter. Parce qu’ils y a beaucoup de bassistes talentueux à Dakar. Ils sont forts, talentueux et ils ont une bonne qualité de jeu. Donc, c’est une manière de donner la chance aux autres. Pour qu’ils puissent acquérir les mêmes connaissances que moi. J’ai fini ma formation cette année et il y en aura d’autres qui vont exercer ce beau métier. Je ne peux pas savoir s’ils s’attendaient à mon départ. Jack (son frère) avait déjà débuté une carrière solo. C’est vraiment une suite logique et chacun de nous peut montrer ses potentiels. Je ne pourrai pas dire si on pourra se retrouver un jour. Seul Dieu sait. Ma mère n’était pas d’accord au début. Mais, ma décision était déjà prise.»

NOUVELLE FENETRE : «Je vais me concentrer à l’humanitaire»

«Durant cette période, je vais me concentrer à l’humanitaire. C’est quelque chose qui est devenu comme une drogue. Je m’active dans d’autres domaines d’activités. Je communiquerai sur ça le moment venu. Je défends et je continuerai de défendre cette cause. Il y a beaucoup de personnes qui sont derrière moi. C’est mon devoir aujourd’hui de les aider de les écouter. Je me suis retirée de la présidence de l’association cœur Albinos. Mais, à côté de ça, je mène des activités indépendantes. Je plaide, je pose des actes de sensibilisation et je voyage pour la cause des Albinos. Cinq albinos et moi vont voyager en septembre dans les montagnes du Kilimajaro (Kilimanjaro est une montagne située dans le Nord-Est de la Tanzanie et composée de trois volcans éteints, Ndlr : ».

PROBLEMES DES ALBINOS : «Ils sont très fragiles»

«La santé est la première préoccupation des albinos. Parce qu’ils sont fragiles par la peau, par les yeux. Et ils ne doivent pas s’exposer au soleil. Ils sont vulnérables et il y a beaucoup d’entre eux qui meurent du cancer de la peau. La plupart d’entre eux sont issues de familles pauvres. Donc, c’est difficile pour eux de dépenser de l’argent pour des crèmes solaires ou des lunettes.

Malheureusement, les autorités suivent mais loin derrière. Parce qu’elles n’ont pas les informations qu’il faut. Pour aider les Albinos, il faut savoir d’abord c’est quoi l’albinisme. Donc, ça va être beaucoup plus difficile pour les aider sans les connaitre afin de poursuivre le combat avec nous. Les associations sont beaucoup plus informées. Parce qu’elles sont tout le temps sur le terrain. C’est pour ça que les Nations Unies et les Américains nous contactent très souvent pour avoir des informations sur la situation des Albinos. Mais, depuis le décret pris lors de la journée mondiale de l’albinisme, le gouvernement commence peu à peu à s’intéresser sur les Albinos.»

LE MARIAGE : «Il faut que je me marie…»

«Il faut que je me marie, mais ce n’est pas quelque chose de personnel. Il y a beaucoup d’Albinos femmes qui ne croient pas au mariage parce qu’elles pensent qu’elles ne peuvent pas avoir un homme qui les aiment sans que la belle famille ne s’y oppose. Elles ont eu beaucoup de déceptions. Que je puisse me marier ça pourra leur donner de l’espoir. Et les aider à croire en eux.»

EXPERIENCE DOULOUREUSE : «Cette femme morte du cancer de la peau»

Ce qui m’a le plus marqué, c’est qu’on avait une femme qui avait le cancer de la peau et on m’avait appelé trois jours après la Tabaski pour me dire qu’elle est décédée. Et pourtant, elle avait fait toutes ses chimiothérapies et elle était bien portante. Malheureusement, elle avait fait un arrêt cardiaque et je ne m’y attendais pas. Seulement, elle était profondément atteinte. Mon cri de cœur, c’est le cri de cœur de toutes les personnes atteintes d’albinisme. Ce que nous voulons c’est agir maintenant et arrêter de poser le débat. Ma volonté c’est de faire en sorte que les Albinos entrent dans une nouvelle ère, qui ne sera pas celle de la mendicité.»

iGFM

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