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Interview: Quand feu Cheikh Seydi Ababacar Mbengue parlait des législatives 2017

La coalition «Manko Taxawu Senegaal» risque de faire mouche surtout à Dakar avec le poids de Khalifa Sall, en tant responsable de Benno Bokk Yaakar (BBY), qu’est-ce que vous en pensez ? 
«Cette coalition qui, semble-t-il s’appelle «Manko Taxawu Senegaal» qui s’est constituée récemment, c’est deux (2) choses, «Mankoo», c’est l’unité, «Taxawu Senegaal», c’est être au chevet du pays et je ne suis pas sûr que l’objectif de cette coalition (soit) d’être vraiment au chevet du pays. De mon point de vue, ceux qui sont au chevet du pays, ce sont ceux qui travaillent dans le cadre du secteur public pour faire avancer ce pays dans différents domaines; qui, avec le PUDC (Programme d’Urgence de Développement Communautaire) font des forages, font la même chose avec la CMU, entre autres.

Mais, c’est une opposition, donc elle a le droit de se positionner en tant qu’opposition. Mais ce que je pense, c’est que cette opposition en réalité sa première tare, sa tare congénitale c’est que c’est une addition de faiblesse et elle ne peut que donner de la faiblesse. Et, leur objectif principal, c’est éviter de disparaître. Parce que, si chacun de ces partis d’opposants partait aux élections de manière séparée, c’est sûr qu’ils vont tous disparaître.

Première faiblesse, le Parti Démocratique Sénégalais (PDS), parti historique, créé en 1974, qui a pris le pouvoir en 2000 et le perd en 2012, est aujourd‘hui complètement désintégré. Ces principaux leaders sont en train de partir, tels que Souleymane Ndéné Ndiaye, Modou Diagne Fada, Aida Mbodj  qui a créé son mouvement. Et, mêmes les plus fidèles des fidèles qui sont Farba Senghor et Pape Samba Mboup, ont créé leur parti ou leur mouvement aujourd’hui.

Et, celui qui dirige l’organisation, c’est quelqu’un qui n’a pas l’envergure de faire diriger un parti politique, C’est Oumar Sarr. Donc, ce parti est obligé de faire appel à son vieux leader de 93 ans pour continuer à exister.

Deuxième faiblesse, c’est Idrissa Seck, un leader qui avait une dimension nationale en 2007, qui était deuxième et qui aux dernières élections locales, se retrouve avec une dimension départementale, il ne pouvait gagner que dans le département de Thiès. Au référendum, sa dimension se réduit à une dimension communale. Il (Idrissa Seck) dit: En tout cas, j’ai gagné dans la ville de Thiès. Ce qui montre une faiblesse très forte. Leader très discrédité qui lui aussi s’accroche à cette coalition pour exister.

Troisième faiblesse, Pape Diop qui se présente aux élections locales dans la commune de Gueule tapée- Fass – Colobane, qui n’est ni premier ni deuxième. Et, vous ne pouvez être ni premier ni deuxième  dans une petite commune  de Dakar et vous voulez vous donner une ambition nationale.

Malick Gakou qui lui aussi se donne d’une dimension nationale et qui au référendum a pour seul phrase-choc au soir du scrutin: En tout cas, j’ai gagné dans mon bureau de vote. Donc voici un leader qui se donne une dimension nationale et dont la dimension se réduit à un bureau de vote.

Pour le cas de Khalifa Sall, un maire qui, à Dakar, a eu quand même une certaine représentativité, on peut même dire qu’il est populaire mais qui s’est empêtré dans des affaires sordides. Parce que quand quelqu’un se trouve dans une situation où il détourne un (1) million de F CfA par jour, trente (30) millions de F CFA de commande de riz et de mil, au bout de compte on se rend compte que ce n’est pas de la commande, c’est du faux.

Et évidemment, l’opposition fait de la communication pour essayer de se victimiser mais la réalité, c’est que Khalifa Sall existe que dans les limites de Dakar où peut être avec une petite projection à Tivaoune avec les Moustarchidines. Mais au-delà, il n’a rien».

 Est-ce que vous les minimisez ?
«Je ne les minimise pas, mais je fais une analyse objective qui me montre que c’est une addition de faiblesses, donc l’objectif en réalité, c’est de ne pas être au chevet du Sénégal mais c’est de ne pas disparaître. En s’unissant, ils ne disparaîtront pas, non pas parce qu’ils seront plus forts mais  parce qu’ils seront moins faibles».

Et, ils vont s’attaquer dans différents départements pour essayer de mener leur combat. A Dakar par exemple, il y aura un véritable combat. Et, je pense que nous (Benno Book Yaakar) allons gagner sur Dakar mais ce sera difficile».

 Sur quoi vous basez-vous pour dire que vous allez gagner à Dakar ?
«Je me réfère sur notre bilan, c’est vrai que le bilan du président Macky Sall, il est disons beaucoup plus visible dans les campagnes que dans les villes. Mais, il a raison parce qu’il est en train de résoudre un déficit qui est bien réel à l’intérieur du pays…».

Ce bilan est-t-il positif si on le met dans le contexte avec le renchérissement du coût de la vie ? 
«Le renchérissement du coût de la vie est relatif. Nous avons réussi à bloquer les prix des denrées de premières nécessités. Mais, c’est vrai qu’il y a eu un renchérissement, c’est normal. Mais quand même certaines grandes décisions ont été prises et qui sont relatives au pouvoir d’achat comme par exemple la réduction de 10% sur les factures d’électricité qui n’a jamais lieu depuis l’indépendance».

Nous allons également poser la question à la population de savoir qu’est-ce que cette opposition offre. Son seul objectif, c’est de dire que nous voulons cohabiter mais cohabiter au tour de quoi ? En réalité, cette opposition le programme ne l’intéresse pas, ce qui l’intéresse c’est de survivre. Ce n’est pas de gagner qui l’intéresse aussi car elle sait pertinemment qu’elle ne peut pas gagner. Mais elle essaie d’avoir le sort le plus honorable possible.

A Dakar, si nous nous mobilisons bien, nous allons gagner. N’oublions pas que sur les dix-neuf (19) maires dans la ville de Dakar, les onze (11)  de notre côté. C’est déjà un indicateur important et pour le reste on verra».

Est-ce que dans votre coalition, il n’y a pas le sauve qui peut puisque des dealers viennent de vous quitter pour rallier la nouvelle coalition de l’opposition ? 
«Concernant les personnes qui ont rallié le camp de l’opposition et qui étaient dans le camp du pouvoir, ces personnes-là n’étaient pas vraiment impliquées dans (BBY). On ne peut pas dire que Jean Paul Diaz était avec nous car il a toujours été en contradiction avec nous sur toutes les questions. Hélène Tine, sur la majeure partie des partis des questions, trouvait le moyen de se démarquer.

Il faut dire que ces gens-là n’étaient pas avec nous. Ils cherchaient uniquement une enveloppe  et puis en un certain moment, ils ont considéré qu’il y a une nouvelle coalition, qu’il y a du neuf, et qu’ils veulent aller dans le neuf.

Mais, ces élections vont nous permettre de savoir qui est avec nous et qui ne l’est pas. Et, cela nous permettra de renforcer notre coalition qui, rappelons-le, est la coalition qui a la longévité qui est la plus importante dans l’histoire du pays».

Que dites-vous des frictions au sein de l’APR, ne pensez-vous pas que ça risque de constituer un handicap pour le président ?  
«Les frictions, ce n’est jamais une bonne chose. Ce sont des choses regrettables qu’on connait en politique surtout à l’approche des élections. Quand on est dans des situations d’investiture, il y a toujours ces crispations et ça va continuer. Mais on ne peut pas refuser qu’un parti aussi massif que l’APR connaisse des problèmes comme ça. C’est juste des problèmes d’ambitions mais ça va se résorber progressivement lorsque les listes seront publiées».

 Est que l’AFP existe toujours ?
«Oui, l’AFP existe toujours. Il y a dix (10) jours, j’ai présidé un Meeting au Parcelles Assainies où nous avons fait entrer entre 500 et 700 nouveaux militants. Ce que nous avons actuellement dans ce pays, en tant qu’AFP, c’est un nouveau rush vers le parti mais ça, ça ne sera visible que pour les partis de Benno Bokk Yaakar, qui, dans les différentes localités, vont se rendre compte qu’il y a plus de militants de l’AFP mobilisés pour faire le travail.

L’AFP est un parti d’avenir, il faut le dire très fortement. C’est un parti qui a été dirigé par Moustpaha Niass depuis 1999, aujourd’hui, il est dans une phase de mutation et il est en train de se renforcer pour préparer l’après-législatives».

 Source : pressafrik

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