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KAOLACK – PROGRAMME D’AMÉLIORATION DE LA PRODUCTION DU RIZ LE SRI, UNE SOLUTION POUR ASSURER L’AUTOSUFFISANCE

Le Système de riziculture intensive (SRI), un des derniers programmes de production rizicoles à être déroulés dans notre pays a, durant ses deux années d’expérience (2016-2017), commencé à faire germer les premières pousses d’une autosuffisance en riz et d’une réduction de la facture annuelle d’importation du riz dans notre pays.

D’après le discours des responsables de sa mise en œuvre, on peut même dire que durant cette prochaine année, le SRI gagnera plus de place sur le terrain et sera déroulé partout dans les différentes collectivités du pays par l’écrasante majorité des producteurs sénégalais qui s’en saisiront. C’est, pour autant, des impressions et autres considérations qui ont été promulguées par les techniciens hier, jeudi 21 décembre, lors d’un atelier dit de Bilan de la diffusion du Système de riziculture intensive (SRI), tenu par le partenariat mixte entre l’Agence national de conseil agricole et rural (ANCAR) et le Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (PPAAO).

Déjà en moins de deux années après sa mise en valeur dans les communes, bas fonds et vallées du pays où sont naturellement déroulés les programmes du Conseil agricole et rural (CAR), le programme des Systèmes de riziculture intensive, en termes de résultats, a accusé une nette amélioration. Les rendements par parcelle emblavée passent ainsi de 50 à 100% et réduit de plus en plus le temps qui sépare notre pays de l’autosuffisance en riz, comme le disent souvent les dirigeants de notre politique agricole dans leur vocabulaire. Aussi il est noté que dans les 10.000 ha de périmètres emblavés, les rendements ont varié entre 3 à 5 t/ha. Ce qui, en substance, traduit aussi un net accroissement de la couverture des besoins en riz, de huit (8) mois et plus, contre 3 à 5 mois de couverture avec la pratique courante.

Mais, malgré ces acquis relativement favorables et qui dictent la bonne maîtrise du projet, beaucoup de choses restent encore à faire dans le cadre des objectifs fixés dans le Programme national d’autosuffisance en riz (PNAR). Car, aux regards de la politique de l’Etat en termes d’importation, ces partenaires visent à réduire, au plus faible niveau, l’introduction sur le territoire national des 800.000 tonnes de riz chaque année pour la consommation locale. Une production qui à coûté à l’Etat 200 milliards de F Cfa en 2016, sans compter les risques de pénurie qui peuvent surgir. Ainsi, outre le bilan de la diffusion du SRI proprement dit, cette rencontre a aussi été une opportunité pour partager sur les nouvelles orientations d’un projet qui, techniquement, est aussi en phase de résister aux menaces des changements climatiques.

SINESALOUM

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