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LA PRATIQUE DE L’EXCISION EST « UN FREIN » AU PROCESSUS DE DÉVELOPPEMENT DE LA FEMME (PRÉFET)

La pratique de l’excision est « un frein » au processus de développement et les femmes ne pourront pas y contribuer si elles continuent de subir des excisions, des mariages d’enfants et autres maltraitances, qui ne riment pas avec le respect de leurs droits a indiqué, dimanche, le préfet de Sédhiou, Madiaw Kandji.

« Avec les méfaits de l’excision, comment les femmes pourront-elles participer au processus de développement du Sénégal qui est devenu une exigence, dans le contexte de l’acte 3 de la décentralisation où les terroirs doivent être prospères et compétitifs » s’est-il demandé.

Le préfet recevait, à Koussy, une commune non loin de Sédhiou, la déclaration d’abandon de l’excision dans laquelle 87 communautés issues de quelque 50 villages soutiennent avoir décidé « en toute connaissance de cause » d’abandonner définitivement les pratiques de l’excision, du mariage des enfants.

La manifestation est initiée par l’ONG Tostan, en collaboration avec le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) et le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF).

Depuis le lancement de ce mouvement historique en juillet 1997 à Malicounda Bambara (Mbour), pas moins de 6487 villages ont renoncé aux pratiques de l’excision, des mariages des enfants et forcés.

Parlant au nom des partenaires du Programme conjoint UNICEF/UNFPA, la représentante résidente par intérim de UNFPA au Sénégal, Rose Gakouba a fait noter que « malgré
la mobilisation des efforts et des ressources les mariages d’enfants et l’excision continuent et constituent des violences ».

« L’excision et le mariage des enfants constituent une atteinte aux droits des filles et des femmes » a dit Mme Gakouba qui ajoute que la cérémonie de Koussy marque le lancement de la campagne des « 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre ».

Pour Rose Gakouba, le thème : « Ne laisser personne pour compte : mettre fin à la violence contre les femmes et les filles » reflète le principe du Programme transformatif à l’horizon 2030 pour le développement durable.

C’est pourquoi elle a appelé les religieux à faire des prêches incitant à l’abandon de la pratique de l’excision et des mariages précoces et les médias à produire des émissions de radio et de télévision destinées à sensibiliser les populations et décourager les pratiquants de ces fléaux.

Convoquant les données des Enquêtes démographiques et de santé (EDS), Mme Gakouba a salué les efforts faits par le Sénégal où « la proportion des filles âgées de moins de 15 ans excisées est passée entre 2013 et 2016 de 18% à 13.6% ».

Cependant, la fonctionnaire de l’UNFPA a appelé à rester « vigilants et mobilisés » pour « accélérer et aboutir » à l’abandon total de la pratique de l’excision.

« Nous avons des raisons d’espérer parce que votre décision d’arrêter d’exciser vos filles est un exemple et encourage les autres communautés à faire de même » a-t-elle dit aux communautés de Sédhiou.
aps

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