,

LA PRODUCTION DE MAÏS EN HAUSSE DE 14% DANS LA PÉRIODE 2016-2017 (SEAMOP)

La production nationale de maïs a atteint 346 030 tonnes en 2016-2017, enregistrant ainsi une hausse de 14% par rapport à celle de 2015-2016, qui était estimée à 304 296 tonnes, a révélé vendredi le secrétaire d’Etat à l’accompagnement et à la mutualisation des organisations paysannes (SEAMOP), Moustapha Lô Diatta. Cette production a aussi progressé de façon notable dans les périodes 2013-2014 et 2014-2015, avec respectivement 146 361 tonnes et 156 576 tonnes. La hausse durant ces deux périodes est de 63% en comparaison avec la moyenne des cinq dernières années, a précisé M. Diatta. Il présidait, vendredi à Somone (Mbour, ouest), un atelier de cadrage et d’orientation pour le développement stratégique de la chaîne de valeur maïs au Sénégal. “Le maïs est une culture stratégique qui participe beaucoup à la sécurité alimentaire de nos pays. Le manque de concertation entre l’Etat, les producteurs, commerçants et exportateurs désorganise le marché, car les commerçants de céréales sont souvent accusés à tort ou à raison, d’entretenir la pénurie de vivres et la flambée de prix”, a déploré Moustapha Lô Diatta.

Il estime que l’organisation de la filière maïs devrait prendre en charge de telles questions, en tenant compte des engagements sous-régionaux et régionaux. Il a félicité les acteurs de la filière maïs de ce “brillant résultat”, mais aussi pour avoir réussi, en un temps record, à réunir les conditions de mise en place d’”une interprofession légitime, représentative et forte”. Il a rappelé que l’interprofession est, au sens de la Loi agro-sylvo-pastorale (LOASP), “un groupement d’organisations professionnelles représentatives de la production agricole, de la transformation et de la commercialisation de produits agricoles”.A ce titre, a-t-il déclaré, elle peut jouer des fonctions dans la connaissance de l’offre et de la demande, dans l’adaptation et la régulation de l’offre par l’arbitrage entre production et importations, ainsi que dans le cadre de l’accès au foncier ou aux intrants.

Il a rappelé que “le choix d’une interprofession maïs a été opéré dans le cadre d’un processus en cours, pour le renforcement de la structuration et de la gouvernance de la chaîne de valeur maïs […]”. Cette convention est en parfaite cohérence avec le Plan directeur des filières agricoles prioritaires, défini et adopté par le règlement n°006/CM/UEMOA. Ce règlement a identifié et retenu cinq filières agricoles que sont le riz, le maïs, le coton, la filière bétail/viande et la volaille. Ces filières doivent bénéficier “prioritairement” des appuis de développement de la Commission. “Le projet +Corridor céréalier+ dans lequel le maïs occupe une place importante constitue l’un des projets prioritaires du Plan Sénégal émergent (PSE). L’un des facteurs de sa réussite demeure l’accompagnement du mouvement paysan dans sa structuration à travers des filières fortes”, a souligné le secrétaire d’Etat.

Source : APS

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

What do you think?

0 points
Upvote Downvote

Total votes: 0

Upvotes: 0

Upvotes percentage: 0.000000%

Downvotes: 0

Downvotes percentage: 0.000000%

Clash : Khalifa Sall quitte Mankoo, et dépose sa caution tout à l’heure

LE MAILLOT NATIONAL REVÊT UN CARACTÈRE SACRÉ (ALIOU CISSÉ)