L’ABSENCE D’ENGAGEMENT DES HUILIERS PRIVÉS DANS LA COMMERCIALISATION DE L’ARACHIDE DÉPLORÉE

Les huiliers privés et les importateurs chinois ne sont pas encore « résolument engagés » dans la campagne de commercialisation des graines d’arachide, en dépit de la suspension de la taxe à l’exportation du produit, a soutenu, mercredi à Kaolack (centre), Pape Allé Dieng, directeur général de la Société nationale de commercialisation des oléagineux du Sénégal (SONACOS).

« Aujourd’hui, il y a lieu de souligner que malgré la suspension depuis près de quinze jours de la taxe à l’exportation, ni les huiliers privés, ni les Chinois ne sont encore résolument engagés dans la campagne de commercialisation », a-t-il notamment déclaré lors d’un point de presse.

Le gouvernement du Sénégal a annoncé le 20 décembre dernier la suspension de la taxe à l’exportation des graines d’arachide pour permettre aux producteurs et exportateurs de mieux pénétrer le marché international.

La suspension de la taxe à l’exportation de l’arachide suscite un nouvel espoir et augure du lancement « sous peu » de la campagne d’exportation des graines, avait réagi dans la foulée Habib Thiam, coordonnateur du Collectif des producteurs et exportateurs d’arachide (COPEGA).

« Le gouvernement, faisant écho aux inquiétudes exprimées par les opérateurs et exportateurs, a cru devoir accéder provisoirement à leur demande pour dissiper les craintes afin de permettre à tous les acteurs de la filière de participer à la campagne de commercialisation », a fait remarquer le directeur de SONACOS.

Selon lui, le niveau du prix au kilogramme fixé à 210 francs CFA rend les graines d’arachide sénégalaises difficilement exportables, alors que la Chine, principal importateur, a enregistré en 2017 une récolte de 18 millions de tonnes pour des besoins estimés à 16 millions.

« Contrairement à la plupart des pays producteurs dont les prix sont régulés par le marché à la baisse, le président de la République a bien voulu maintenir le prix au producteur à 210 francs pour soutenir le pouvoir d’achat des paysans », a expliqué M. Dieng.

SINESALOUM

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