Les charretiers ont un revenu journalier moyen de 7000 francs

Au Sénégal, les conducteurs de charrette ont un revenu moyen de plus de 7000 francs Cfa par jour.C’est ce qu’a révélé une étude sur la contribution économique des équidés de trait publiée avant-hier, jeudi 21 juin, par l’Ong Brooke. D’une manière générale, les conducteurs enquêtés tirent entre 72 et 88% de leurs revenus totaux de l’exploitation du véhicule hippomobile. Ces revenus sont en priorité destinés à la nourriture et la couverture des dépenses de santé et de scolarité des enfants.

Les revenus journaliers moyens tirés de l’exploitation de véhicule hippomobile sont de 2938 francs pour les calèches, 7031 francs pour les charrettes équines et 1938 francs pour les charrettes asines. Les revenus les plus élevés sont réalisés à Pikine par les charrettes équines (7800 francs). Ces revenus sont en général équivalents ou supérieurs au SMIG des travailleurs manuels. Ce sont là les résultats d’une étude portant sur la Contribution économique des équidés de trait au Sénégal. Cette enquête réalisée par l’Ong Brooke a été rendue publique avant-hier, jeudi 21 juin. Selon ce rapport, globalement, les conducteurs enquêtés tirent entre 72 et 88% de leurs revenus totaux de l’exploitation du véhicule hippomobile. Ces revenus sont en priorité destinés à l’achat de nourriture et ensuite servent à assurer la couverture des dépenses de santé et de scolarité des enfants.

Dans le domaine de l’agriculture, l’étude montre que l’absence de la force de traction des équidés attelés au matériel agricole (charrettes, semoirs, houes, etc.) se traduirait par une baisse des superficies cultivées en arachide de 75% et de 44% pour le mil. Les effets sur les productions se traduiraient par une réduction des quantités produites qui seraient de 78% pour l’arachide, 45% pour le mil et 46% pour le maïs. «Les pertes de revenus consécutives à ces baisses de productions attendues pour les différentes cultures se chiffreraient à quelques 945.000 F Cfa, soit les deux tiers des revenus annuels moyens des ménages», rapporte le document.

Les équidés de trait contribuent au bien-être des familles et des communautés et cela est illustré par les services non-rémunérés qu’ils fournissent à travers la force de traction pour la production agricole, le transport des membres de la famille et les prêts aux voisins pour des services de transport et de travaux agricoles; ce qui raffermit et renforce la cohésion sociale dans la communauté. Ainsi, en milieu pastoral, souligne l’étude, la force de traction des ânes contribue à la facilitation des déplacements lors des transhumances, par le transport des personnes, des bagages et des jeunes animaux mais également l’approvisionnement en eau des campements pour les besoins des humains, des petits ruminants et des veaux.
Entre autres recommandations, l’Ong Brooke demande la prise en compte des équidés de trait dans les programmes de mécanisation agricole et dans les politiques publiques de développement de l’agriculture, de l’élevage et des transports afin d’assurer la protection des ânes et chevaux; l’application de l’Arrêté interministériel portant réglementation du transport par des véhicules à traction animale sur l’ensemble du territoire national pour mieux organiser le transport hippomobile;demettre l’accent sur les dispositions relatives à l’interdiction de la conduite des charrettes par les mineurs comme conducteurs de véhicules hippomobiles, afin d’être en rapport avec la législation/réglementation sur le travail des enfants.

Sud Quotidien




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