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L’HISTOIRE DU CIMETIÈRE SERER MIS AU JOUR A SARE COOFI (PODOR) EN 1958

Un article du journal « PARIS-DAKAR » du mardi 4 novembre 1958 relate l’événement: Il s’agit de « plaques et de morceaux d’or de Galam et de perles. » quelques noms de fouilleurs heureux sont donnés : « …la vieille Aïssé qui a ramassé100 g d’or; la dame Diouldé Barry, 100 g; la dame Faty Baba Diongue, 1 kg de perles; SY Hamet 50 g d’or de Galam, les dames Astel Ourèye et Peinda Dieynaba, chacune 100 g d’or ».

Par lettre, en date du 21 octobre 1958, le chef du cercle de Podor, l’administrateur Fougart irme le Gouverneur du Sénégal, qui à son tour confie l’affaire au Directeur de l’IFAN de Saint -Louis. Un rapport est demandé au commandant de la brigade de gendarmerie de la localité, le MDL-Chef Canudas Aimé. Ce dernier, le 19 novembre 1958, donnait la réponse suivante: « effectivement des poteries, genre canaris contenant des colliers, bracelets et objets divers en cuivre et en bronze ont été découverts à proximité de la butte de tir située à deux kilomètres du village de Podor. La découverte se situe du 15 octobre au 31 octobre. Elle est le fait d’un bulldozer effectuant des travaux sur la digue protégeant le terrain d’aviation.
C’est par la suite que M. Duchemin, Directeur de l’IFAN de Saint-Louis, se rendit sur les lieux où, aidé du commis principal Sylla (le père de Omar) et de l’adjoint au maire, il entra en contact avec des personnes ayant participé aux fouilles. Il apprit que des objets aussi originaux qu’une coiffure en or avait été découpée au couteau et partagé entre de gens. Cependant Brahim Araman, commerçant libanais, avait racheté bien de ces objets en cuivre, or, bracelets, parures, perles clochettes, au total 36 kg. Certains de ces objets furent rachetés par l »association de  » Amis de l’IFAN », le 8 mars 1959, à M. Araman : 9 manilles, 11 bracelets, 1 plaque, 1 bague, 2 cloches, 18 perles de bronze, un lot de perles en pierre, faïence ou verre. Fait important signalé par M. Duchemin, dans les tombes furent trouvés des corps allongés, tête vers l’est, pieds vers l’ouest, face vers le nord, ce qui est la caractéristique des tombes serer.
Qui connaît l’emplacement, le fleuve est à cet endroit une sorte de méandre, une boucle qui rend ce lieu certainement sacré, isolé dans une presqu’île, une sorte de forêt sacrée comme on en trouve encore dans certains coins du Sine.
Ces objets se retrouvent à l’IFAN, de Saint-Louis et Dakar, et au Musée d’art africain de Dakar.
A suivre…

Source :  (IFAN) Dakar

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