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Lu Shan, reçu par le chef de l’Etat : L’autoroute Ila Touba sera livrée avant décembre 2018

Avec un investissement colossal de près de 418 milliards de FCfa, l’Autoroute Ila Touba, lancée en fin 2014 par le chef de l’État, devrait être livrée en décembre 2018, selon le Directeur général du Groupe chinois chargé des travaux, reçu, hier par le président de la République, Macky Sall. Le taux d’avancement des travaux est de 45 %, si l’on croit à l’équipe technique chinoise sur place.

Il s’agit d’un grand projet du septennat du président Sall qui va révolutionner le transport autoroutier au Sénégal. Selon l’Ageroute, le chantier Thiès-Touba (Ila Touba) lancé par le président de la République avec la bénédiction du Khalife général des Mourides, en début 2015, bat son plein depuis. Il est de loin le plus grand chantier autoroutier d’infrastructures jamais réalisé au Sénégal, ont reconnu les experts en transport au Sénégal et en Afrique. L’objectif de l’État du Sénégal, c’est d’effectuer la jonction entre l’autoroute Aibd-Thiès et la Route nationale 3 menant à Touba en 2017 pour assurer un contournement de Thiès. Avec l’achèvement complet des travaux en 2019, Touba sera à moins de 2 heures de Dakar.

L’autoroute Thiès-Touba est considérée comme le plus grand projet jamais réalisé depuis l’Indépendance de notre pays, si l’on se réfère au coût global du financement estimé à 418 milliards de FCfa (près de 50 milliards de FCfa dégagés par l’État et le reste par les bailleurs). « En reliant Dakar-Thiès et Touba aux autres régions du Sénégal, cette infrastructure longue de 115 km remplira une vocation multidimensionnelle. Elle sera un instrument d’intégration nationale, un outil de développement économique et social et un facteur de réduction du temps de trafic et de sécurisation du transport. Ila Touba participera ainsi à la densification du réseau routier national, déjà enrichi de la route Linguère-Matam et de l’axe Touba-Dahra-Linguère.

En facilitant la connexion avec d’autres axes routiers, ce projet suscitera l’émergence de nouvelles zones de production et d’activités économiques diverses. Les nombreux produits maraîchers et agricoles des régions du centre pourraient être acheminés à Dakar dans les plus brefs délais. En lançant les travaux à l’époque, le président Macky Sall disait « qu’il a nécessité des études minutieuses sur presque deux ans, pour en mesurer les enjeux, définir les contours, évaluer les retombées et maîtriser les impacts sur l’environnement et le vécu quotidien des populations ». aujourd’hui, avec l’audience accordée au Groupe chinois chargé des travaux, l’espoir de voir terminer cette nouvelle infrastructure est permis.

El hadji Abdoulaye THIAM

lesoleil.sn

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