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Macky Sall en tournée dans le Nord : « Le Pse a fait ses preuves »

Le chef de l’État, Macky Sall, estime que le Sénégal est un pays encore mal en point où les urgences sont multiples et nombreuses. Pour lui, c’est compte tenu de ces urgences qu’il ne cessera jamais de sillonner le pays pour s’enquérir des problèmes des populations afin de leur apporter des solutions. « Je vais entrer dans les campagnes, m’enquérir des problèmes des populations, inaugurer des ouvrages et lancer des travaux. Ce sera ainsi jusqu’à la fin de mon mandat. Parce que nous avons mis en place une politique de développement réfléchi qui vient et qui émane de nous-mêmes sur la base de diagnostic sérieux », a expliqué le chef de l’État, ajoutant que « tout est à construire et tout est à reconstruire » dans ce pays. C’est la raison pour laquelle, Macky Sall s’est dit « étonné » d’entendre des gens dire qu’il est en campagne avec cette tournée économique. « Je suis toujours étonné d’entendre que le président voyage beaucoup à l’extérieur et quand j’entre à l’intérieur du pays, on dit que le président a commencé sa campagne. Que dois-je faire dans une situation pareille ? Je dois rester debout, couché, agenouillé ? Veulent-ils que je reste au Palais pour dormir ? Je ne suis pas ce genre de président », a répondu le président de la République.

PONTS DE GANGUE SOULE ET DE WENDOU BOSSEABE : Ue nouvelle génération d’ouvrages
Macky dans le NordLa nouvelle option prise par l’État pour désenclaver les zones éloignées, c’est la construction d’ouvrages de franchissement. L’annonce a été faite par le chef de l’État, hier, au cours de la visite des travaux du pont de Gangué Soulé et de Wendou Bosséabé. « Le Sénégal va connaître une nouvelle génération d’ouvrages de franchissement. C’est une autre réalité et il est heureux que nos services soient non seulement assez compétents pour la conception de ces projets, mais ont toutes les capacités pour en assurer le suivi et l’exécution », a indiqué Macky Sall. Il a ajouté que ces deux ponts réalisés entrent dans le programme « zéro bac » qui a pour objectif de renforcer le désenclavement des régions éloignées, en particulier celles qui sont sur le lit du fleuve Sénégal.

D’un linéaire de 160 m, le pont de Gangué Soulé est réalisé à 45 %, selon les responsables du projet. Les deux ouvrages vont coûter 5 milliards de FCfa. Conçus selon les normes de la Cedeao, ces deux ponts ont une durée de vie de 200 ans. L’objectif global à travers la construction de ces ponts est le désenclavement et l’interconnexion des réseaux routiers nationaux et régionaux. « Les aménagements devront permettre d’assurer, de manière pérenne et sécuritaire, le franchissement de cet affluent du fleuve Sénégal et de faciliter la commercialisation des produits agricoles et pastorales dans la zone », a expliqué le directeur général de l’Ageroute, Ibrahima Ndiaye.

Parallèlement à la visite des travaux du pont de Gangué Soulé, le chef de l’État a procédé à l’inauguration de la dorsale électrique du «Dandé Maayo», longue de 50 km et polarisant 18 localités. Financée dans le Budget consolidé d’investissement (Bci), cette dorsale a coûté 2,637 milliards de FCfa. « C’est toute la zone qui va être désenclavée et électrifiée. Ct’est dire que nous apportons le développement dans ces contrées lointaines », a dit le chef de l’État.

…« Le Pse a fait ses preuves »
Quiconque veut aider le Sénégal, doit s’inspirer du Programme Sénégal émergent. Ce rappel a été fait par Macky Sall qui estime que le Pse reste « le seul programme économique, social qui tienne dans ce pays ». Pour lui, en seulement deux années d’application, le Pse a fait ses preuves et a permis de montrer ce dont le Sénégal était capable. « On a habitué les Africains à leur donner des programmes conçus ailleurs et on leur imposait à suivre ce chemin. Nous avons fait la rupture avec le Pse », a souligné le président sénégalais. Pour lui, conformément à la stratégie définie dans le Pse, notamment dans son axe 1, concernant la transformation de l’économie, le Sénégal va poursuivre ses efforts d’autosuffisance alimentaire, en particulier en riz.

« Changer la structure de notre économie, c’est mettre les infrastructures de développement qui permettent véritablement la production, qu’elles soient de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche ou de l’aquaculture », a dit le président de la République.

« Le Sénégal vit un nouveau paradigme »
C’est parce que les Partenaires techniques et financiers (Ptf) ont foi à la politique du gouvernement et que celui-ci fait une gestion rigoureuse de ses deniers publics qu’il peut lancer des projets comme le tronçon Ndioum-Bakel.

C’est la conviction du chef de l’État, Macky Sall, qui voit en cette marque de confiance une voie tracée pour le Sénégal afin d’atteindre son émergence. « Si le Sénégal est capable de lancer tous ces projets, c’est parce qu’il y a une gestion rigoureuse des deniers publics de l’État. Si cela n’était pas le cas, nous ne serions pas capables de donner la contrepartie de ces projets. Ce serait impossible. Nous serions restés dans l’infiniment petit qui ne permet pas d’avoir des ambitions d’émergence. Ce pays est en train de changer, nous vivons un nouveau paradigme et cela appelle des ruptures », a expliqué Macky Sall.

L’humilité du président magnifiée à Aéré Lao
L’ arrêt à Aéré Lao a été l’un des faits les plus marquants de cette tournée du chef de l’État. Il a présenté ses condoléances à la famille du jeune militant Amadou Sy.
Ce dernier, âgé de 34 ans, est décédé brutalement, la veille de l’arrivée du chef de l’État. C’est pourquoi, la mobilisation qui était prévue par le maire, Mountaga Sy, n’a pu se faire. Une fois informé de cette disparition, le président Macky Sall qui faisait cap sur Matam, s’est rendu au domicile du jeune homme. Il en a profité pour formuler des prières.

TRAVAUX DANS L’ÎLE A MORPHIL ET REHABILITATION DE LA RN2 : 720 km de routes vont s’ajouter au réseau national
RoutesLe chef de l’État a posé, hier, le dernier acte de sa tournée économique dans la région Nord du pays, avec le lancement des travaux de réhabilitation de la route Rn2. Une occasion qu’il a saisie pour dire que désormais, c’est un linéaire de 720 km de routes qui va s’ajouter au réseau routier national, avec les travaux démarrés dans l’Ile à Morphil et sur l’axe Ndioum-Bakel.

Avec la construction des infrastructures routières lancées, cette semaine, par le chef de l’État au Nord du pays, dans sa tournée économique, le réseau routier national va s’enrichir d’un linéaire de 720 km. C’est l’annonce faite, hier dans la soirée, par le chef de l’État Macky Sall à Ourossogui, à l’occasion du lancement des travaux de réhabilitation de la Rn2 concernant le tronçon Ndioum-Ourossogui-Kanel et Bakel. « A terme, avec le projet de désenclavement de l’Ile à Morphil, c’est un linéaire d’environ 720 km de routes bitumées qui s’ajoutera au réseau routier national, sans compter d’autres projets en cours de finition ou déjà achevés », a expliqué le président de la République non sans rappeler les axes routiers Fatick-Kaolack, Dinguiray-Nioro-Keur Ayib, Keur Waly Ndiaye-Passy-Sokone, sans compter les routes Joal-Keur Samba Dia-Djiffer et celle de Touba-Dara-Linguère qui vient se connecter à Linguère-Matam.

Pour le chef de l’État, les infrastructures routières sont certes « chères », mais elles constituent la voie de l’émergence. « C’est grâce aux infrastructures que nous pouvons valoriser le potentiel de nos terroirs, désenclaver nos zones isolées, faciliter l’accès de nos populations aux services sociaux de base et renforcer l’attractivité que la compétitivité de l’économie nationale en connectant notre pays au corridor des marchés extérieurs », a indiqué le chef de l’État.

Revenant sur les travaux de réhabilitation de la route Ndioum-Bakel, Macky Sall a indiqué qu’elle s’étend sur un linéaire de 336 km pour un coût global de 95 milliards de FCfa. Cette route est financée par l’État du Sénégal avec le soutien des « partenaires de référence » à savoir la Banque africaine de développement (Bad), la Banque islamique de développement (Bid), le Fonds Opep et le Fonds Abu Dabi.

La Bid salue la pertinence du projet
Le Directeur général de la Banque islamique de développement (Bid), représentant des bailleurs arabes, Moussa Sylla, a magnifié la pertinence du projet de réhabilitation de la RN2 qui est, selon lui, « un projet structurant qui a un impact significatif et durable sur le bien-être des populations et sur le projet d’intégration régional ». « Ce projet contribuera à améliorer le cadre de vie des populations et à désenclaver les régions nord et du pays », a-t-il dit.

Le Dg de la Bid s’est réjoui de l’excellence de la coopération entre le Sénégal et le groupe de la Banque, « une coopération vieille de 40 ans, qui n’a cessé de s’intensifier ». « Au contraire, elle s’enrichit et solidifie d’année en année, en prenant une nouvelle dimension depuis 2012. Elle s’est renforcée avec le Pse », a-t-il relevé.

Le Sénégal, de l’avis de M. Sylla, s’affiche comme le premier partenaire de la Bid en Afrique subsaharienne avec un cumul d’approbation de financement de plus de 1.750 milliards de FCfa. Près de la moitié de ce montant, a-t-il souligné, a été approuvée depuis 2012, soit 820 milliards de FCfa. Il a ainsi salué la vision du président de la République à travers le Pse. « La Bid souscrit parfaitement à cette vision et l’ambition qu’il nourrit pour une croissance économique soutenue durable et inclusive qui offre aux populations sénégalaises la possibilité de mener une vie digne et décente », a-t-il poursuivi. C’est pour cette raison, a noté M. Sylla, la Bid s’est engagée à soutenir ce Plan pour un montant de 605 milliards de FCfa. A l’endroit du chef de l’État, il a soutenu que l’avenir de la coopération de son groupe est « promoteur tout comme nous croyons à votre leadership pour un Sénégal émergent pour la construction d’un avenir meilleur pour les Sénégalais ». Il a enfin assuré que son groupe s’emploiera à faire les diligences pour l’exécution rapide du financement.

60 km de pistes, 3.800 emplois créés
Macky travailleurs chantiers nordSur le plan social, ce projet va permettre la construction de 60 km de pistes rurales pour relier les zones excentrées de la Rn2. Il est aussi prévu, avec la construction de cette route, la réalisation d’ouvrages socioéconomiques de base, notamment des écoles, marchés, postes de santé et 10 plateformes multifonctionnelles destinées aux femmes. Sans compter les 3.800 emplois directs comme indirects que la construction de cet ouvrage va générer au profit des jeunes des localités concernées par le trajet.

Guidé par le souci d’interconnecter l’ensemble des axes routiers du pays, le chef de l’État a rappelé que ce projet vient en complément des travaux déjà achevés entre Saint-Louis et Richard Toll sur 110 km et Richard Toll-Ndioum distant de 120 km. Dans la même veine, Macky Sall a annoncé le démarrage, cette année, des travaux de réhabilitation de la route Tambacounda-Kidira-Bakel.

Le chef de l’État s’est aussi réjoui de la division des travaux par l’Ageroute en différents tronçons à savoir Ndioum-Thilogne, Thilogne-Ourossogui, Ourossogui-Hamady Ounaré et Hamady Ounaré-Bakel. Macky Sall a qualifié d’ingénieux cette subdivision du travail qui va permettre la fin des travaux dans 18 mois.

Représentant de la Bad : « La Bad reste un partenaire stratégique dans le secteur du transport»
Le représentant de la Banque africaine de développement (Bad) a indiqué que ce projet est cofinancé par la Banque islamique de développement (Bid), le Fonds de l’Opep, le Fonds d’Abu Dabi et le gouvernement du Sénégal. Le montant de ce financement représente, selon lui, un symbole fort car il s’agit de l’une des contributions les plus élevées apportée à un projet au Sénégal depuis le début de leur intervention dans notre pays.

Cette cérémonie constitue donc la démonstration de notre engagement inébranlable à apporter les efforts de développement du Sénégal notamment la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (Pse) dans lequel s’inscrit ce projet. La Bad, dit-il, reste un partenaire stratégique dans le secteur du transport grâce à ces différentes interventions antérieures et actuelles. Outre le secteur du transport à l’échelle nationale, il a rappelé que sa structure a joué un rôle clé dans les projets de financements des corridors en Afrique de l’ouest notamment le projet Dakar-Bamako et Dakar-Conakry, etc.

Selon lui, ce projet va contribuer au développement harmonieux du Sénégal. A travers la réhabilitation de la route nationale n°2, il permettra l’interconnexion par le corridor Dakar-Bamako et la route Dakar-Nouakchott-Tanger-Madrid. Elle permettra des échanges économiques entre le Sénégal et ses voisins. Les résultats attendus par la réalisation de cette route restent l’amélioration des conditions de vie des populations, l’amélioration de services sur ce tronçon et le gain de temps qui, pour les femmes, ne sera plus consacré aux corvées domestiques. Il y a aussi l’insertion socioprofessionnelle des jeunes ingénieurs sur le marché du travail. Il a ainsi réitéré la volonté de son groupe « de continuer à œuvrer aux côtés du gouvernement du Sénégal » à la mise en œuvre de son ambitieux programme de développement d’infrastructures.

AEROPORT, GARE ROUTIERE ET STADE : Le chef de l’État rassure les populations de Ourossogui
Macky Sall au NordEn tant que capitale économique de la région de Matam et axe stratégique de la zone, la commune de Ourossogui ne sera jamais en reste dans les politiques de l’État. C’est l’assurance donnée, hier, par le chef de l’État au maire de la ville, Me Moussa Bocar Thiam, qui a mis sur la table plusieurs doléances des populations. Pour ce qui concerne l’aérodrome de Ourossogui, Macky Sall a indiqué que les travaux de réhabilitation et d’extension seront bientôt entamés. « L’aéroport aura une piste de 2.000 m sur une largeur de 30 m qui sera éclairée le soir.

C’est une question de mois pour le démarrage des travaux », a rassuré le chef de l’État, ajoutant que la construction de la gare routière et le stade seront érigées en rang de priorité.

GANGUEL SOULE : Lancement des travaux du centre de recherche Cheikh Moussa Camara
Le président de la République, Macky Sall, a lancé les travaux de construction du centre de recherche et de documentation Cheikh Moussa Camara, cet érudit et contemporain d’El Hadj Omar Tall, originaire de Ganguel Soulé.

A cet effet, pas moins de 300 millions de FCfa ont été dégagés par l’État dans le programme de réhabilitation des cités religieuses pour financer la première phase de ce projet. Ce centre, a expliqué Mme Diouga Diouf, directeur du bureau d’architecture de la présidence de la République, sera composé de plusieurs bâtiments essentiels, l’administration, salles d’exposition, laboratoire, salles de restaurations, ateliers des apprenants. Ce centre va permettre la préservation des écrits de Cheikh Moussa Camara ainsi qu’à diversifier ses œuvres. Tout en remerciant le chef de l’État pour ce geste, le porte-parole du khalife Mouhamadou Bassirou Camara, a indiqué que le centre permettra aux générations actuelles comme futures d’acquérir des savoirs et un savoir-faire qui modifieront considérablement leur comportement pour un Sénégal de paix.

DISPARITION DU CONSUL GENERAL DU SENEGAL, BAÏDY KANE : C’est une perte immense pour le Sénégal, selon le chef de l’Etat
PR condoléancesEn marge de sa tournée économique dans la région de Matam, le président de la République a présenté, hier, ses condoléances, celles du gouvernement et du peuple sénégalais suite au décès du Consul général du Sénégal Baïdy Kane, à Pointe-Noire, natif de Ndendory. Le chef de l’État, Macky Sall, était accompagné d’une forte délégation, constituée, entre autres, des ministres Mansour Elimane Kane, Abdoulaye Daouda Diallo, Aminata Mbengue Ndiaye, Mamadou Talla ainsi que d’autres personnalités de la République.

A l’occasion, le maire de la commune, Bassirou Dory Ly, a présenté l’illustre disparu comme un exemple de générosité qui a été toujours au service de son prochain. Il a rendu hommage au président de la République qui n’a ménagé aucun effort pour le rapatriement du corps et pour un bon déroulement des funérailles. Le décès ne l’ayant pas trouvé au Sénégal, il a envoyé une forte délégation pour le représenter à toutes les étapes de la procédure », s’est-il réjoui, avant de confier au chef de l’État la famille éplorée.

Le président de la République, très ému, est revenu sur son long compagnonnage avec son défunt ami et frère Baïdy Kane qui l’a longtemps soutenu avec désintéressement, alors qu’il venait de créer l’Alliance pour la République (Apr). « C’est un homme de valeur, digne et d’une générosité exceptionnelle », a-t-il témoigné. Le chef de l’État Macky Sall et le défunt Consul général se sont connus à Pointe-Noire (Congo) en 2009. En ce moment, le président Sall installait les antennes de son parti dans la diaspora. « Il a été d’un grand apport pour l’Apr depuis l’opposition jusqu’à son arrivée au pouvoir en mettant toute son énergie et ses biens au service de notre pays», a-t-il insisté. « C’est une perte immense pour nous et pour tout le peuple sénégalais car Baïdy Kane était un digne ambassadeur du Sénégalais au Congo », a reconnu le chef de l’État, appelant la famille et les amis du défunt à poursuivre son œuvre à ses côtés. Au nom de la famille, Amadou Kane, Ousmane Kane et Thierno Sall ont magnifié les efforts consentis par le chef de l’État pour la prise en charge du rapatriement du corps et les accompagnants. Des prières ont été formulées pour le repos de l’âme du défunt.

De nos envoyés spéciaux, Maguette NDONG,
Souleymane Diam SY (textes) et Mbacké BA (photos)

lesoleil.sn

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