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Mahammed Boun Abdallah Dionne, Premier Ministre : « La Petite enfance est une haute priorité pour l’Etat »

Le chef du gouvernement a réaffirmé que la Petite enfance reste une priorité du gouvernement du Sénégal. C’était à l’occasion du lancement de la publication scientifique internationale « The Lancet ».

Le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne est largement revenu sur l’importance que le gouvernement du Sénégal attache à la politique de la petite enfance. Il a énuméré des mesures et des projets du gouvernement qui concourent à améliorer les conditions de vie de cette catégorie. « La petite enfance demeure une haute priorité de l’Etat du Sénégal », a affirmé le chef du du gouvernement au cours de la cérémonie de lancement. Le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne a réaffirmé, lors de ce lancement, « l’existence, au Sénégal, d’une forte volonté politique » d’inscrire le développement de la petite enfance au cœur de toutes les politiques publiques dans ce domaine.

Au cours de cette rencontre, la directrice des Opérations de la Banque mondiale, Louise Cord a révélé que l’institution financière va lancer un projet de 36 milliards de francs Cfa. L’objectif, c’est de consolider les acquis en termes d’accès aux soins et à la scolarisation pour cette couche de la population. « Nous allons commencer aussi la préparation d’un nouveau projet de développement de la petite enfance, pour un montant d’environ 60 millions de dollars (soit environ 36 milliards de FCfa), qui devrait permettre de renforcer les progrès réalisés en matière de santé et de nutrition infantile tout en améliorant les taux et conditions d’accès à des activités d’éveil et d’apprentissages précoces de qualité, y compris à travers le préscolaire », a annoncé, hier, Louise Cord, directrice des Opérations de la Banque mondiale au Sénégal.

Un projet de 36 milliards
Elle a fait cette annonce lors du lancement de la publication scientifique internationale « The Lancet » consacrée au développement de la petite enfance. « The Lancet » est une revue scientifique dans laquelle les auteurs soulignent la position de choix du secteur de la santé comme point d’entrée pour les interventions axées sur la petite enfance, en ce qui concerne surtout l’offre de soins attentifs depuis la période de la grossesse et pour toute la durée des 1000 premiers jours de vie des enfants. « L’engagement récent du gouvernement sénégalais à redoubler ses efforts en matière de Dpe est donc particulièrement opportun. A la Banque mondiale, nous sommes déterminés à appuyer cet effort, en collaboration avec tous les autres partenaires intéressés, pour s’assurer que tous les enfants sénégalais aient le meilleur avenir possible et puissent contribuer, de façon positive, au bien-être de leur famille, au développement de leur pays et de l’économie globale », a ajouté Mme Cord. Lors de la présentation de cette revue, présidée par le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne, il a été dit que 249 millions d’enfants de moins de cinq ans (soit 43 %) dans les pays à revenu faible ou intermédiaire risquent de ne pas pouvoir se développer pleinement du fait de l’extrême pauvreté et d’un retard de croissance. « Les conclusions présentées dans cette série d’articles montrent combien il est important de s’engager plus résolument partout dans le monde en faveur du développement du jeune enfant.

On estime qu’au niveau individuel, les pertes représentent environ un quart du revenu annuel moyen par adulte, tandis que les pays pourraient devoir, à terme, doubler la part actuelle de leur Pib consacrée aux dépenses de santé et d’éducation. Ne rien faire a donc des conséquences pour la génération actuelle et aussi celles futures », renseigne la note de présentation.

O. NDIAYE, lesoleil

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