Maodo Malick Mbaye : «Aujourd’hui à Thiès, Idrissa Seck incarne la plus forte minorité»

iGFM – (Thiès)   Le président du mouvement, «Gëm sa bopp» et président de la commission communication du comité électoral départemental Benno Bokk Yaakar, a reçu l’envoyée spéciale d’igfm.sn ce samedi 9 février 2019. Dans cet entretien, Maodo Malick Mbaye, par ailleurs Dg de l’Anamo, dit ses vérités sur la bataille de Thiès.

Comment battez-vous campagne ?

Les premiers jours de campagne ont été exclusivement réservés à des visites au niveau des 15 comités électoraux  que compte le département de Thiès.  D’abord les 12 communes qui sont dans le département de Thiès  et trois communes qui sont dans la ville de Thiès. C’était fructueux, la délégation a été dirigée par le Président du comité électoral départemental, Augustin Tine qui nous a permis d’aller encourager les militants qui se trouvent dans ces comités.

Et depuis lors, c’est un travail intense de proximité auprès des chefs religieux. Parce que nous sommes convaincus que la première semaine devait être réservée à la consolidation de notre électorat d’origine. La seconde étape, c’est-à-dire à partir de la semaine prochaine, nous allons préparer la venue du Président Macky Sall qui est prévue le 17 février prochain à la Promenade des Thièssois pour un méga-meeting départemental. Et ce sera surtout des activités d’animation qui ont commencé par la grande manifestation organisée par les femmes du département dirigée par Mme Ndèye Tické Ndiaye. La dernière semaine sera réservée exclusivement à la stratégie électorale qui vise à nous organiser davantage autour des bureaux de vote et centre de vote pour une victoire finale au niveau de la commune, parce que dans le département nous avons une longueur d’avance.

Idrissa Seck a toujours remporté la commune, pensez-vous pour cette présidentielle prendra le dessus sur Idy 2019 ?

Vous savez à Thiès depuis 2012, il n’y a plus de majorité, il n’y a que des minorités et Idrissa Seck incarne la plus forte minorité dans la ville. Nous sommes majoritaires au niveau du département, mais dans la ville Idrissa Seck n’est plus majoritaire. Et cela se joue dans les centres de vote appelés pilote si je peux m’exprimer comme ça. Aujourd’hui, si vous prenez en compte les réalisations du Président, la question de l’accès à l’eau qui est définitivement régléd avec également le pôle universitaire, nous sommes en mesure de dire que notre candidat le 21 février 2012 avait promis et il a respecté ses engagements.

Etes-vous confiant pour la réélection de Macky Sall ?

Nous n’avons aucun doute, le problème est un problème de participation et un problème de score. Mais nous sommes convaincus qu’en face il n’y a pas photo, parce que nous sommes dans le temps de l’action, du réel et les autres sont dans le temps de la manœuvre et dans le temps de la désinformation.

Quels discours tenez-vous aux populations ?

J’avais dit en 2017, faisons attention en 2019, le discours contre Idy va dépérir et effectivement vous avez dû noter un dépérissement  du discours anti-Idrissa Seck. Parce que les populations vont nous demander, mais écoutez : «Vous dites que lui, il n’a rien fait pendant 7 ans et vous qu’est ce que vous avez fait.» Donc, notre discours est accès sur les réalisations et les perspectives. Et les perspectives, c’est que Thiès va forcément devenir la deuxième ville du pays. En terme de proximité de l’aéroport de Diass en terme de zone traversée par l’autoroute « Ila Touba »  et en terme d’investissement. En 2019, les thièssois ont abandonné le slogan « Thiès qui « Bagne » (qui traduit refus) par le Thiès qui gagne ».

Est-ce que vous ne pensez-pas qu’il serait plus judicieux pour le développement de Thiès si un Thièssois était élu à la tête de l’Etat?

Macky Sall a consenti d’énormes efforts en terme d’investissement dans la ville. Donc, Macky Sall n’entretient pas des rapports électoralistes avec les gens de Thiès. Ce sont des rapports de citoyens à chef d’Etat. Pour nous, le problème est tout autre. Notre vision ce n’est pas de dire, il faut que le chef de l’Etat soit sénégalais, soit Thièssois ou Dakarois. Ce que nous savons aujourd’hui, c’est que nous avons quelqu’un qui a une vision qui a des ambitions pour ce pays, qui a une réalisation et en face, nous avons certes une coalition qui  est sur le terrain, mais qui ne pèse pas.

Pour conclure, nous appelons les gens à la non-violence totale, qu’on cultive la paix dans le discours, la paix dans les propos, la paix dans le comportement parce que sans la paix aucune victoire ne peut être célébrée.




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