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PLÉTHORE DE LISTES AUX PROCHAINES LÉGISLATIVES : TANOR DIENG PRÉCONISE LA FORMATION CITOYENNE

Le secrétaire général du Parti socialiste (PS, mouvance présidentielle), Ousmane Tanor Dieng, a préconisé la formation citoyenne en vue de permettre aux électeurs de voter “sans grande difficulté” lors des législatives du 30 juillet prochain, en dépit du “nombre impressionnant” de listes en compétition.
Si “on doit aller à ces élections avec 47 listes”, il faut former nos concitoyens pour qu’ils puissent voter. Et je suis persuadé que si on le fait, on y arrivera”, a-t-il déclaré.
Le secrétaire général du PS s’adressait à des journalistes, dimanche à Mbour, dans le cadre de visites de proximité qu’il effectuait dans la capitale de la Petite-Côte. Il y a rencontré des chefs religieux locaux et présenté ses condoléances à des militants qui ont perdu récemment des proches.
“Le nombre de listes que nous avons est pléthorique” à l’échelle du Sénégal, “mais dans les pays d’Afrique centrale et dans un certain nombre de pays de l’Afrique de l’Ouest, il y a encore beaucoup plus de listes et, pourtant, les élections se passent dans des conditions acceptables”, a-t-il fait remarquer.
Il a toutefois reconnu qu’avec “la multitude de listes” va “poser, probablement, problème le jour des élections avec des lenteurs” qui feront que tout le monde ne pourra pas voter.
“Il faut y réfléchir”, a-t-il préconisé, en souhaitant que les acteurs concernés puissent arriver à un consensus, “puisque que nous sommes à moins de six ans des élections, ça doit être des décisions consensuelles”, conformément aux dispositions de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).
Un consensus possible supposerait que “l’électeur ne soit pas obligé de prendre l’ensemble des bulletins en lice” et amènerait à déterminer “le nombre de bulletins que l’électeur prendrait”, ce qui selon lui “rendrait les choses plus rapides” et pratiques.
“Tout ce qu’on peut faire, après avoir fait le constat que nous avons fait, c’est de réunir l’ensemble de la classe politique et en débattre pour trouver des solutions démocratiques mais qui restent pratiques, sur le plan de la réalité sur le terrain”, a souligné le SG du PS, par ailleurs président du Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT).
“Sinon, a averti M. Dieng, on va continuer à avoir des difficultés parce qu’on est bientôt à 300 partis politiques et il n’est pas normal d’aller à 400 ou 500 partis”.
“Le président de la République ne peut pas se lever un bon jour et prendre des décisions qui ne sont pas démocratiques. Il ne le fera pas, mais il faut que nous prenions conscience de la situation, que nous acceptions d’en discuter pour trouver des solutions de sortie de crise”, a-t-il lancé.
Dans cette perspective, Ousmane Tanor Dieng a préconisé la tenue des assises nationales sur les questions électorales. “Ce qui ne peut se faire qu’avec la bonne volonté de toute la classe politique sénégalaise”, qui doit “prendre conscience de la situation” du champ politique sénégalais, a-t-il indiqué.
aps

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