Le Mouvement Thiès d’Abord appelle le Gouvernement et l’Assemblée nationale à faire de la Déclaration de politique générale (DPG) du Premier ministre, attendue le 1er septembre 2026 devant la 15e législature, un temps d’apaisement et de dialogue institutionnel.

Dans un communiqué, cette organisation dirigée par Me Habib Vitin considère que cet exercice doit permettre à l’Exécutif de présenter son orientation, tandis que les députés exercent leurs missions de contrôle et d’évaluation. Selon le mouvement, ce rendez-vous ne devrait pas se limiter à une confrontation entre institutions.

Les censures constitutionnelles en question

Le Mouvement Thiès d’Abord relève que quatre propositions de loi constitutionnelle ont été censurées par le Conseil constitutionnel en quelques mois. Pour l’organisation, cette succession de décisions souligne la nécessité de renforcer les échanges entre institutions avant toute nouvelle initiative portant sur la Constitution.

Le mouvement précise ne pas contester le droit d’initiative du Parlement. Il estime toutefois que ce droit doit être exercé avec rigueur, responsabilité et concertation. Il juge également que le Gouvernement ne peut rester à l’écart des tensions susceptibles d’apparaître entre l’Exécutif et sa majorité parlementaire.

Un appel adressé aux deux pouvoirs

À l’attention du Premier ministre, le Mouvement Thiès d’Abord demande que la DPG clarifie la position gouvernementale et ouvre une nouvelle phase dans les relations avec l’Assemblée nationale. Aux députés, il demande d’assumer pleinement leurs prérogatives dans le respect de l’équilibre des institutions.

L’organisation propose ainsi un dialogue institutionnel permanent, afin de prévenir les crises et de corriger d’éventuelles erreurs avant qu’elles ne s’aggravent. Elle appelle aussi à privilégier la construction de réformes plutôt que la multiplication d’initiatives susceptibles d’être censurées.

Les attentes sociales mises en avant

Dans son communiqué, le mouvement rappelle les difficultés économiques et sociales évoquées au Sénégal. Il cite notamment l’emploi, le pouvoir d’achat, les inondations, le coût de la vie, l’investissement et la relance économique parmi les sujets sur lesquels les Sénégalais attendent des réponses.

Le Mouvement Thiès d’Abord estime que le Gouvernement doit gouverner et que l’Assemblée doit contrôler et légiférer, tout en maintenant des échanges réguliers. Il invite les deux institutions à saisir la DPG du 1er septembre comme une occasion de dialogue et de travail commun au service des citoyens.