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Saint-Louis : le capitaine Charles N’Tchoréré offert en modèle aux jeunes générations

L’ambassadeur de la République du Gabon au Sénégal, Michel Régis Onanga Ndiaye, a invité mercredi les élèves du Prytanée militaire de Saint-Louis et les jeunes générations, à s’inspirer des “valeurs positives incarnées” par leur parrain Charles N’Tchoréré, en particulier de son patriotisme, de sa rigueur et de sa discipline.  Il a rappelé que le capitaine Charles NTchoréré est tombé le 7 juin 1940 au champ d’honneur pour libérer la France de l’occupation allemande, “avec l’honneur et la dignité d’un officier noir au service de l’armée”.

 Le diplomate gabonais s’exprimait lors de la célébration de la journée du parrain dédiée au premier directeur noir du Prytanée militaire de Saint-Louis, le capitaine Charles N’Tchoréré (1938-1939), qui a aujourd’hui donné son nom à l’établissement  Selon lui, Charles N’Tchoréré incarnait l’éthique et la déontologie militaire, car il était engagé dans l’exercice de sa mission avec rigueur, discipline, et avait un sens élevé du devoir bien accompli.
Michel Régis Onanga a par ailleurs loué la coopération exemplaire qui existe entre le Sénégal et le Gabon, “deux pays frères unis par des liens séculaires”.
De son côté, le commandant de l’école, le lieutenant-colonel Mbaye Guèye, a relevé la fierté et la dignité qui caractérisaient le parrain dans l’exercice de sa mission au service de l’armée. Il a aussi souligné le rôle qu’il a su jouer dans l’éducation des jeunes enfants de troupe.
Il a rappelé que l’école, basée à Dakar-Bango, a forgé sa réputation dans l’excellence dans l’optique d’une bonne éducation des enfants de troupe. Elle reçoit des élèves venant de pays africains et européens : Sénégal, Belgique, Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Centrafrique, Côte d’Ivoire, France, Gabon, Guinée, Italie, Mali, Maroc, Mauritanie, Niger, Tchad et Togo. Le prytanée militaire Charles N’TChoréré reçoit, pour chaque promotion, 50 élèves sénégalais et 15 élèves d’autres nationalités. L’école n’accueille, pour le moment, que des garçons, les filles n’ayant pas encore l’autorisation de passer le concours d’entrée.
Né le 15 novembre 1896 à Libreville, au Gabon, à ce moment partie intégrante de l’Afrique équatoriale française, Charles N’Tchoréré se porta volontaire pour le front en 1916. À la fin de la guerre, il optera définitivement pour la carrière des armes et sera promu adjudant en 1919, avant d’entrer, plus tard, à l’école d’officiers de Fréjus, d’où il sort major en 1922.
Après un bref passage au ministère de la Guerre, il demande à partir pour le Soudan. Il prend à Kati le commandement de la compagnie hors-rang du 2ème Régiment des Tirailleur sénégalais, dirigeant ainsi parallèlement l’Ecole des Enfants de Troupe. Promu capitaine en 1933, il est affecté au 1er Régiment des Tirailleurs sénégalais, à Saint-Louis (Sénégal) où il commande également l’Ecole des Enfants de Troupe de Saint-Louis.  À la déclaration de guerre en septembre 1939, il demande à partir avec un bataillon de volontaires tirailleurs.

Le 7 juin 1940, retranchés dans le village d’Airaines, près d’Amiens, le capitaine N’Tchoréré et sa compagnie, débordés par les assauts de soldats allemands beaucoup plus nombreux, sont faits prisonniers au terme de rudes combats. Pour avoir revendiqué le doit d’être traité en officier français, il est abattu, à bout portant, d’un coup de pistolet. Le capitaine N’Tchoréré, “vaillant soldat, puis sous-officier et enfin officier, a été cité en exemple lors des campagnes du Maroc, de la Syrie et des deux guerres mondiales”.

Source : ndarinfo

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