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SÉCURITÉ ROUTIÈRE : L’OPÉRATION “COUP DE POING” SE DÉPLOIE SUR TAMBACOUNDA

Vingt-et-un véhicules ont été immobilisés jeudi dans la commune de Tambacounda (est), dans le cadre d’une opération “coup de poing” contre l’insécurité routière, menée par le secrétariat aux transports terrestres, en collaboration avec le CETUD, Conseil exécutif des transports urbains de Dakar, et la direction des transports terrestres. ‘”L’opération a permis d’appréhender beaucoup de véhicules qui étaient en situation d’infraction”, a indiqué à des journalistes Jules Aubin Sagna, secrétaire général du ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement.
Outre le volet administratif de l’opération (vérification d’identité, assurance), le contrôle concernait la visite technique et l’interdiction de la surcharge, infraction pour laquelle beaucoup de véhicules ont été immobilisés.  “Ça peut paraître dur, mais c’est la loi”, a dit M. Sagna, s’entretenant avec la presse locale, vers 14 heures, soit quatre heures après le démarrage de l’opération. Décidée après le conseil interministériel du 9 février dernier, à l’issue duquel le ministère de tutelle avait annoncé 10 mesures visant une meilleure sécurité routière, cette opération avait démarré dans la région de Dakar, avant d’être renouvelée sur le corridor Dakar-Bamako, en commençant par Kaolack, puis Kaffrine et Tambacounda.
Outre le SG du ministère des Transports, la délégation ayant participé au déroulement de l’opération comprend le directeur général du CETUD, Thierno Birahim Aw et le directeur des transports terrestres Cheikh Omar Guèye. Il y avait aussi le gouverneur de Tambacounda, Bouya Amar, le préfet Mor Talla Tine ainsi que le commissaire Yaya Tamba.   “Nous allons appliquer la loi avec intelligence”
L’opération concernait Gouloumbou, Sinthiou-Malème, ainsi que la commune de Tambacounda que les forces de sécurité ont “quadrillé”, à travers un contrôle des entrées et des sorties, aussi bien pour les zones sous la responsabilité de la gendarmerie que sous surveillance policière. “Nous allons appliquer la loi avec intelligence, mais avec rigueur”, a dit le secrétaire général du ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement.
Il a relevé l’absence de triangle de signalisation à bord de beaucoup de véhicules qui empruntent le corridor Dakar-Bamako dans les deux sens, une situation à l’origine de certains accidents mortels.  Sans cet article qui ne coûte pas plus de 3.000 francs, les véhicules en panne ne sont pas repérés à tant par les autres qui arrivent à les heurter souvent violemment, selon M. Sagna. Or, si l’on en croit le gouverneur de Tambacounda, le trafic sur les axes Dakar-Tambacounda-Kidira et Dakar-Tambacounda-Moussala est estimé à ’’plus de 400″ camions par jour.
“Les mêmes problèmes constatés un peu partout sur le territoire national sont vécus ici au niveau de la région de Tambacounda, mais avec plus d’emphase”, a commenté Jules Aubin Sagna, faisant remarquer que “c’est sur l’axe Dakar-Bamako qu’on a connu les accidents les plus mortels”.
Plusieurs accidents enregistrés dernièrement à Kaffrine, Koumpentoum ou Tambacounda ont provoqué dernièrement des vingtaines de morts. “Il faut que ns prenions le taureau par les cornes et c’est ça que l’Etat a décidé”, a dit M. Sagna, soulignant que la sécurité est “une prérogative régalienne” dont l’Etat ne saurait ni se séparer, ni déléguer.  Il s’est réjoui du fait qu’à Tambacounda, les jeunes conducteurs de motos Jakarta acceptent de porter un casque, félicitant au passage les autorités administratives et sécuritaires pour le rôle qu’elles ont joué dans la mise en œuvre de cette loi.
“Tambacounda n’est pas la région la plus clémente du Sénégal en termes de température, si les jeunes (y) acceptent de porter un casque, je pense que les autres jeunes n’ont plus d’alibi pour refuser de porter un casque”, a-t-il estimé. “C’est vrai que nous sensibilisons et nous communiquons, mais nous demeurons dans la sanction”, a souligné M. Sagna, non sans ajouter qu’en plus de cela, l’Etat continuera de dialoguer avec les chauffeurs sur “un important programme” de renouvellement des véhicules de transport urbain et interurbain.
Saluant l’appui apporté par la mission dans le cadre de cette opération sur cet axe routier “très contrôlé par la gendarmerie, la police et la douane”, le gouverneur El Hadji Bouya Amar a assuré que cette opération sera pérennisée, pour rassurer les populations qui empruntent ces axes.
    Les citoyens, ‘’premiers garants de leur sécurité’’
Il a lancé un appel aux transporteurs et surtout aux passagers, estimant que les citoyens, “premiers garants” de leur propre sécurité, doivent aider les autorités, en évitant “certains comportements déviants sur la route” et en apprenant à s’auto-discipliner et à s’auto-éduquer.
“Après la sensibilisation et la communication, il faut aller vers l’application des textes”, a poursuivi le gouverneur. Il a salué, à son tour, “le travail magnifique” abattu depuis un mois par le commissariat urbain de Tambacounda, sur le port du casque, assurant qu’”il y aura une tolérance zéro” sur cette question.
A Kaolack, l’opération Coup de poing a permis d’immobiliser plus de 153 véhicules, à Kaffrine, 96 véhicules, a noté Jules Sagna. Il a poursuivi : “Quelque chose me dit qu’à Tambacounda, on ne fera pas moins”. Pour des besoins d’efficacité liés à l’effet de surprise recherché, le secrétaire d’Etat aux transports terrestres n’a pas souhaité révéler la prochaine étape de cette opération qui se veut “inopinée et permanente”.
Source : APS

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