Sénégal :Finances publiques : 2415,5 milliards mobilisés en 2018

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Les ressources et dons mobilisés au cours de l’année 2018 sont évalués à 2415,5 milliards, augmentant de 1,6% comparativement à l’année 2017, alors que les dépenses (2902,9 milliards) ont progressé de 6% sur la période.

Les ressources globales sont composées de recettes budgétaires (2128,6 milliards), de dons (251,9 milliards) et de ressources du Fonds spécial de soutien au secteur de l’énergie (FSE) (35 milliards), apprend-on de la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee). Comparativement à l’année 2017, les ressources ont modérément progressé, à hauteur de 38,8 milliards, du fait d’un accroissement de 7% des recettes fiscales atténué par des baisses respectives des recettes non fiscales et des dons de 34,8% et 4,8%. Au titre des recettes fiscales, précise la source, les recouvrements sont tirés par l’impôt sur le revenu, les droits de douane et la TVA intérieure hors pétrole. Leur orientation haussière a été atténuée par la baisse de l’impôt sur les sociétés et du fonds de sécurisation des importations des produits pétroliers (FSIPP). En effet, en 2018, l’impôt sur le revenu (365 milliards) et les droits de douane (694,5 milliards) ont respectivement progressé de 20% et 7%. En effet, l’accroissement de l’impôt sur le revenu est notamment imputable au bon comportement des retenues à la source sur salaires mobilisées par la DGID et sur salaires du personnel de la fonction publique. S’agissant des droits mobilisés au niveau du cordon douanier, ils sont portés par la TVA à l’importation (401,1 milliards), les droits de porte (289 milliards) et la nouvelle taxe sur les exportations d’hydrocarbures en soute (1,4 milliard). Quant à la TVA intérieure, elle s’est renforcée de 15,5 milliards pour s’établir à 303,2 milliards. Sur la même veine, les droits d’enregistrement (53,2 milliards) et les taxes sur activités financières (62,5 milliards) se sont respectivement renforcés de 9,1% et 12,9%. En revanche, l’impôt sur les sociétés et le FSIPP se sont respectivement contractés de 0,1% et 34,2% pour se situer à 191,4 milliards et 17,3 milliards. La contreperformance de l’impôt sur les sociétés, explique-t-on, est en rapport avec les importants programmes d’investissements mis en œuvre dans les secteurs des télécommunications et des mines. Concernant le FSIPP, le repli traduit, notamment, le maintien de la stabilité des prix à la pompe intérieurs dans un contexte de renchérissement du cours international du baril de pétrole. Les recettes non fiscales ont, pour leur part, baissé en rapport à la faible mobilisation des produits financiers portant sur les dividendes et les autres recettes diverses.




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