Sénégal Industrie : La Concurrence déloyale estimée à 83%

parc-industriel-senegalais

Le climat des affaires s’est amélioré au quatrième trimestre 2018, en variation trimestrielle. En effet, l’indicateur qui le synthétise, calculé sur la base des soldes d’opinion des chefs d’entreprises, a gagné 0,6 point tout en restant légèrement en dessous de sa moyenne de long terme. Cette évolution est imputable à la bonne orientation de l’opinion des chefs d’entreprises dans les services et le commerce.

Dans l’industrie, la concurrence supposée déloyale est évoquée par 83% des industriels enquêtés comme un obstacle majeur à l’expansion de leurs activités. En outre, les créances non recouvrées et l’insuffisance de la demande sont respectivement citées par 31% et 27% des répondants comme contraintes à l’activité. Par ailleurs, le climat des affaires, précise la Direction générale de la Planification et des Politiques économiques, s’est détérioré dans le sous-secteur, en rythme trimestriel, du fait de l’opinion défavorable des industriels sur les commandes et stocks de produits finis, dans un contexte de bonne orientation de la production. En outre, le pessimisme des enquêtés quant aux perspectives de commandes et d’évolution des effectifs a contribué au fléchissement de l’indicateur de climat des affaires dans l’industrie, au quatrième trimestre 2018. Concernant le sous-secteur des bâtiments et travaux publics, les difficultés de recouvrement des créances (92%), la concurrence jugée déloyale (44%), l’accès difficile au crédit (38%), la fiscalité (29%) et l’accès au foncier (28%) sont majoritairement désignés par les entrepreneurs interrogés comme entraves au développement de l’activité. En somme, le climat des affaires s’est dégradé dans le sous-secteur, entre le troisième et le quatrième trimestre 2018, sous l’effet de l’orientation négative des soldes d’opinion relatifs à la production et aux commandes (publiques et privées). En outre, le pessimisme des enquêtés quant aux perspectives d’emploi de main d’œuvre a, également, contribué au recul de l’indicateur de climat des affaires du sous-secteur.

Au titre des services, d’après la note, le quatrième trimestre 2018 a été surtout marqué par des difficultés liées au recouvrement des créances avec 55%, à la concurrence jugée déloyale avec 45% et23% pour la fiscalité, selon les chefs d’entreprises interrogés. Toutefois, le climat des affaires s’est globalement amélioré dans le sous-secteur, en rythme trimestriel, en raison de l’orientation positive, particulièrement prononcée, des soldes d’opinion relatifs au chiffre d’affaires, aux perspectives de chiffre d’affaires et aux tarifs pratiqués.

S’agissant du commerce, les contraintes liées aux créances non recouvrées sont citées par 70% des interrogés comme entrave à l’essor de l’activité. Les charges fiscales et difficultés d’approvisionnement sont aussi déplorées, entre autres contraintes, à part égale par 40% des répondants au quatrième trimestre 2018. Néanmoins, le climat des affaires s’est amélioré, en variation trimestrielle, tout en restant en dessous de sa moyenne de longue durée. En effet, les soldes d’opinion relatifs au chiffre d’affaires, aux commandes et perspectives de chiffres d’affaires se sont bien orientés sur la période.




Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*