SÉNÉGAL : INTERVIEW – MIMI TOURÉ DÉCLINE SA FEUILLE DE ROUTE

Appel -au dialogue - Mimi Touré -demande-à l’opposition- d’accepter -la main- tendue- du Chef -de l’Etat

Nouvellement portée à la tête du Conseil économique social et environnemental (Cese), Aminata Touré, décline sa feuille de route dans cette interview exclusive accordée à iRadio (90.3 FM). La désormais ex Envoyée spéciale du président de la République annonce que la question de l’environnement sera au cœur des réflexions et des délibérations.

Vous venez d’être nommée présidente du Conseil économique social et environnemental. Quel sera votre feuille de route ?

Laissez-moi d’abord remercier vivement le président de la République pour la confiance qu’il m’a accordée à travers cette nomination. Je m’engage justement à avec détermination et engagement pour accomplir la mission. Comme vous le savez, le Conseil a une mission de conseil dans le domaine de l’économie, de l’environnement mais également sur les questions sociétales. La mission est définie par la loi. Je m’engage à travailler avec tous les conseils pour que cette mission soit bénéfice des sénégalais.

Quel est l’utilité du Conseil économique social et environnemental ?

Ce que je peux vous dire c’est que ça fait partie de notre mission architecture institutionnelle. Il y a une fonction importante et cette fonction sera expliquée aux populations puisque le Conseil étudie et partage beaucoup de connaissances en direction des populations, des acteurs des différents secteurs. Donc, cette mission est importante. C’est l’occasion d’ailleurs de féliciter madame Aminata Tall qui a occupé cette fonction pendant 6 ans. Je prends le relais pour poursuivre cette mission.

Quels sont les changements que vous allez apporter au Conseil économique social et environnemental pour redorer son blason ?

Cette institution a connu de beaux moments avec différentes personnalités qui contribuaient à son essor. Mais nous allons poursuivre ce chemin.

L’environnement est devenu une question essentielle à travers le monde. On a vu ce que cela fait surtout avec les réunions mondiales comme celle du Cop21. Est-ce que vous allez replacer l’environnement au cœur du Conseil économique social et environnemental ?

Oui ! Si vous vous rappelez en 2021, le président de la République, lorsqu’il a donné une mission supplémentaire au Conseil, a tenu à marquer cette importance de l’environnement. D’où le changement de ce son nom parce que c’était un conseil économique et social et il est devenu un conseil économique social et environnemental. L’environnement est une question vitale qui se discute au niveau international. Evidemment au niveau national, les conséquences sont importantes. C’est une question qui sera au cœur et qui est déjà au cœur des débats du conseil. La préservation de l’environnement est importante. Cela se reflète d’ailleurs dans les priorités définies par le président de la République. La gestion des déchets, la gestion de nos côtes maritimes, la question du recyclage etc. Toutes ces questions sont importantes et sont dans le champ de réflexion du Conseil.

Pour vous donner une idée de l’importance de l’environnement aujourd’hui, par exemple, au nord du pays les gens sentent l’avancée du désert et avec le ramadan, aujourd’hui, il y a des populations qui quittent les régions de Matam pour venir à Dakar pour faire leur jeûne parce qu’elles sont contrariées par la chaleur.

C’est une question mondiale qui touche effectivement l’Afrique. Vous avez l’avancée du désert mais vous avez également l’avancée de la mer. Vous avez également la question de la gestion de notre propre environnement. C’est une question centrale qui se reflétera dans les réflexions et les délibérations du conseil comme c’est déjà le cas.




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