Sénégal: le réchauffement climatique menace Saint-Louis, la «Venise africaine»

Les effets du changement climatique menacent toujours davantage le mode de vie des habitants de l’ancienne capitale sénégalaise, dans le nord-ouest du pays. Une ville dont la fondation, à l’embouchure du fleuve Sénégal, remonte au XVIIe siècle, sous Louis XIV.

Des voix d’enfants s’échappent d’une école coranique du quartier des pêcheurs de Saint-Louis du Sénégal. A quelques mètres, les classes de deux autres écoles se sont déjà effondrées sous les assauts des vagues.

Les effondrements interviennent parfois sans crier gare. Le 8 juillet 2016, en pleine nuit, «une dizaine de maisons ont été détruites par la mer, les habitants ont pu s’échapper et ont dû se réfugier chez des voisins», raconte le site de France 24. «Avant, nous avions l’habitude de jouer au football sur la plage certains soirs (…). Maintenant, c’est impossible: il n’y a plus de plage», raconte un habitant cité par le site.

Conséquence: la plupart des édifices publics et privés de la ville, autrefois surnommée la «Venise africaine» et classée depuis 2000 au Patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco, nécessiteraient des travaux de rénovation.

L’urgence se fait sentir dans le quartier populeux de Guet Ndar. L’école Abdoulaye Mben Khali a ainsi perdu huit classes en raison de la montée des eaux. Ses élèves sont à présent accueillis dans un autre établissement, Cheikh Ndar, à une cinquantaine de mètres plus loin sur le front de mer. Un établissement seulement séparé des vagues de l’océan par une bande de sable d’une vingtaine de mètres.

Tout près de là, 152 familles ont perdu leurs logements, notamment lors des tempêtes qui ont frappé le Sénégal en septembre 2017. Elles ont été relogées dans des tentes installées à l’intérieur des terres, près du petit aéroport de Saint-Louis.
africatime.com

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