Sénégal Pêche artisanale: Les débarquements portés à 30%

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L’activité de pêche s’est confortée avec 17,6%, au quatrième trimestre 2018. Cette performance est attribuable à sa composante artisanale avec 30%, tandis que la pêche industrielle s’est contractée de -7,1% sur la période.

La pêche artisanale s’est renforcée de 30%, en rythme trimestriel, principalement portée par les débarquements dans les régions de Ziguinchor, Saint-Louis et Thiès, a-t-on appris la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee). Les prises artisanales se sont, par contre, repliées à Dakar, en rapport avec le repli des débarquements de sardinelle (plate, ronde) et d’anchois. En effet, dans le département de Rufisque, précisément à Bargny, les prises d’espèces précitées sont passées de 6643 tonnes à 2979 tonnes. Les performances trimestrielles notées à Saint-Louis traduisent, quant à elles, une reprise après la faiblesse des captures du troisième trimestre 2018 qui a coïncidé avec la basse saison de pêche. A Thiès, d’après la source, les changements climatiques ont favorisé l’activité de pêche en entrainant une augmentation des sorties en mer. Sur un an, l’activité de pêche s’est consolidée de 16,6%, au quatrième trimestre 2018, portée par sa composante artisanale. Le bon comportement de cette dernière, en glissement annuel, traduit les performances enregistrées dans les régions de Dakar, Saint-Louis et Thiès, en liaison avec l’augmentation de l’effort de pêche qui fait suite au retour des fêtes de Tabaski et Tamkharite. « Dans le cas particulier de la région de Saint-Louis, une reprise est observée après une année 2017 catastrophique, marquée par la non signature d’accords de pêche avec la Mauritanie et des facteurs climato- biologiques difficiles », a expliqué la Dpee. Concernant Dakar, la hausse des débarquements reflète les bons rendements des sennes tournantes, à la faveur de l’installation précoce de la campagne dans la Grande Côte Nord et des upwellings créés par les alizés du nord. En somme, une croissance annuelle de 3,3% du sous-secteur de la pêche est enregistrée en 2018, comparativement à l’année précédente, tirée par le volet industriel. La bonne orientation de la pêche industrielle est notamment attribuable aux captures de « poulpe, seiche, sole, rouget, raie, filet de poisson » et thon.

Redressement de l’Aquaculture avec 1 108 tonnes

La production aquacole (pisciculture, ostréiculture, mytiliculture, algoculture et élevage de crocodiles) s’est établie à 1 108 tonnes en 2018. Elle a augmenté de 9,7% par rapport à l’année précédente. Cette performance est due à l’algoculture et à l’ostréiculture avec des productions respectives de 301 tonnes et 395 tonnes. Elle est, notamment, expliquée par la mise en place de nouvelles fermes ostréicoles et d’algues, favorisées par la facilitation des exportations des macro-algues vers la Chine. En revanche, la pisciculture a fléchi de 40,6%, sur la période, du fait d’un manque d’aliment de poisson en 2017 et 2018 au niveau de l’ANA, en rapport avec les difficultés de mobilisation et/ou la réduction des allocations budgétaires de la part de l’Etat. En effet, le manque d’aliment influence négativement la quantité et la qualité des alevins qui servent à l’empoissonnement des fermes. Concernant l’activité mytilicole, elle s’est contractée de 61,3%, sur la période. Par rapport à la cible de production en 2018 (3 162 tonnes), un niveau de réalisation de 35,1% est enregistré. En perspectives, le maintien des performances enregistrées entre 2012 et 2016, soit une croissance moyenne de 92% par an, passerait par une mobilisation des budgets inscrits dans le contrat de performance signé avec l’Etat.




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