Sénégal: Salma Sylla, astrophysicienne

C’est la première Sénégalaise à rejoindre le monde très masculin de la physique astronomique. Un parcours dont elle est fière malgré un travail intense. Salma Sylla se bat aujourd’hui pour que les filles embrassent les filières scientifiques et s’intéressent aux mathématiques.

Comment êtes-vous devenue femme scientifique ?

Je suis passionnée par la science et j’aimais les mathématiques depuis le cours secondaire, grâce à un professeur qui nous a inculqué le goût de cette matière. Après un baccalauréat scientifique, j’ai poursuivi à l’université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar des études en physique et chimie et j’ai obtenu un diplôme d’études approfondies en physique atomique et nucléaire. Depuis le secondaire, j’étais très attirée par les sciences spatiales, mais l’idée d’obtenir un doctorat en astrophysique a été stimulée par ma rencontre en 2010 avec le professeur Katrien Kolenberg, astrophysicienne belge, lors d’une conférence internationale organisée à Dakar par le professeur Ahmadou Wagué, ancien directeur de l’Institut de technologie nucléaire appliquée et regroupant des physiciens du monde entier.
Quel discours tiendrez-vous à l’endroit des jeunes filles aujourd’hui ?

La science n’est pas une question de genre et j’encourage les jeunes filles à embrasser les filières scientifiques sans crainte. Elles ont toutes les dispositions et les capacités intellectuelles pour faire de brillantes carrières scientifiques et participer au développement de la science à l’échelle locale et mondiale. Je les invite à découvrir la beauté de la science et à faire émerger la science pour le développement de leur pays. L’Afrique a besoin de plus de scientifiques pour combler son retard et l’implication des filles peut aider à améliorer les statistiques et à relever notre niveau de développement. Par ailleurs, en choisissant les filières scientifiques, les filles peuvent bénéficier de soutiens d’organisations telles que l’OWSD, qui soutiennent les femmes souhaitant faire de la recherche scientifique.

Quel est votre plus grand projet ou rêve d’astrophysicienne ?

Mon plus grand projet est d’avoir un grand laboratoire de recherche, de développer des thèmes variés, en partenariat avec d’autres équipes internes et externes, de former beaucoup de jeunes et de participer à l’émergence de l’astronomie au Sénégal et dans la sous-région, pour un développement équitable de la recherche en astronomie en Afrique




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