Sénégal:Le défenseur de Naples Kalidou Koulibaly victime de cris racistes pendant Naples-Inter

Kalidou-koulibaly

Le défenseur franco-sénégalais Kalidou Koulibaly a été la cible, mercredi, de cris de singes à plusieurs reprises, lors du déplacement du Napoli à l’Inter Milan.

Soirée cauchemard pour Kalidou Koulibaly. L’international sénégalais de 27 ans, a été victime, mercredi, de plusieurs cris racistes lors de la défaite de son club, le SSC Napoli à l’Inter Milan (1-0). Le joueur a en plus été exclu à la 81ème minute, suite à deux cartons jaunes reçus en une minute : le premier pour une faute, le deuxième pour avoir applaudi l’arbitre de façon ironique.
Le joueur a, à la fin du match, réagit sur les réseaux sociaux : « Je suis désolé pour la défaite et surtout d’avoir lâché mes frères. Mais je suis fier de la couleur de ma peau. D’être Français, Sénégalais, Napolitain : d’être un Homme. »

Interrputions de match.

L’entraîneur de Naples, Carlo Ancelotti, a réagi après la rencontre. Selon lui, le joueur était très nerveux suite à ces cris qui se sont déroulés pendant toute la rencontre. L’entraîneur a même demandé a plusieurs reprises l’interruption du match.
« Nous avions demandé aux autorités de la fédération d’intervenir afin d’arrêter temporairement la rencontre afin de faire cesser ces insultes, une décision qui me semblait juste et nécessaire. Mais elles ont préféré faire seulement quelques annonces au public. »
Pour l’ancien entraîneur du PSG, l’interruption est la seule solution pour ne plus laisser passer ces actes. De plus, les conséquences sportives pour Naples sont importantes, puisque le club s’est incliné à la dernière minute du temps additionnel, après l’exclusion de Koulibaly. Les sanctions contre l’Inter Milan sont elles, pour l’instant, inconnues.

Un mal italien.

En février 2016, Kalidou Koulibaly avait déjà été la cible de cris racistes lors d’un match disputé par Naples sur le terrain de la Lazio Rome. Les cris de singes, et le racisme en général, sont un mal profond du « Calcio » italien. Le Français Blaise Matuidi en a, par exemple, déjà subit lors de la rencontre entre le Hellas Vérone et la Juventus de Turin, au début de l’année 2018.

Plus grave encore, le Ghanéen Sulley Muntari, cible de cris racistes lors de la rencontre Cagliari-Pescara, avait été suspendu un match pour comportement non réglementaire après avoir quitté le terrain, en protestation du comportement raciste des spectateurs en tribune. Le club sarde n’avait pas été sanctionné, le critère de « perception réelle » des cris n’étant pas réuni. L’épisode avait fait polémique. La Gazetta dello Sport, le quotidien sportif de référence en Italie avait alors titré : « C’est comme si nous nous étions tristement habitués au racisme dans le football. D’autres s’en scandalisent encore. Heureusement. » Nul doute que la polémique sera encore une fois relancée.




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