Sénégal:“Si vous êtes en panne sur l’autoroute ILA TOUBA la nuit, Considérez que vous êtes déjà à moitié mort!”

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Horreur sur l’autoroute Ila Touba: Le film du drame
Djibril Sow et Omar Sow, un père et son fils, sans doute, étrangement liés par le destin, ont connu une fin tragique en cette nuit du 31 janvier 2019 alors qu’ils revenaient de voyage, à l’entrée de Thies vers Khombole, sur l’autoroute ILa Touba, le fils Omar avait pris l’habitude de conduire pour son père Djibril. “Pourtant il y a 6 mois , j’ai voulu lui offrir un boulot, mais son père avait catégoriquement refusé, prétextant qu’il ne voulait pas que son fils, qui était son chauffeur favori,le quitte…” raconte une voisine, très compatissante qui m’a trouvé à l’hôpital, venue s’enquérir de la situation. Ils avaient le même destin, lui ai je répondu, philosophiquement…

A quelques encablures Thies, sur la route de Khombole leur voiture tomba en panne. Alors qu’ils s’affairaient autour du véhicule pour vérifier les causes de la panne, une voiture qui roulait à vive allure, est venu les percuter de plein fouet, blessant gravement O Sow qui tomba sur la chaussée, laissant le père indemne. Mais Lorsque celui ci vit son fils inanimé sur la chaussée, le patriarche, ne voulant pas que les autres voitures ne lui passe dessus, s’engage sur la chaussée, criant de toutes ses forces, gesticulant pour arrêter les véhicules, histoire de sauver celui ci d’une mort atroce…

Une première voiture s’arrêta net, avant qu’un second véhicule roulant à vive allure, ne viennent percuter le vieil homme, le projetant en le traînant à plusieurs mètres des lieux où s’est déroulé le premier accident. Il mourut sur le coup, avant que son fils que la deuxième voiture avait poussé vers le ravin ne se retrouve avec des blessures graves à la tête, au corps, et les deux jambes cassées. Omar rendit l’âme plus tard, en cours de route, dans l’ambulance qui l’acheminait à l’hôpital.

Les occupants de la première voiture qui s’était arrêtée, témoins oculaire de toute la scène macabre, terrorisée par la rapidité et la brutalité du choc, me racontèrent la scène avec beaucoup de frayeur lorsque, je me suis rendu à l’hôpital Amadou Sakhir Ndiéguène à 2h du matin pour avoir les informations, suite à la lecture de l’article paru sur Senego.

Le gendarme venu faire le bilan de l’accident raconte une scène similaire qui s’est produite sur l’autoroute Ila Touba, la semaine qui a précédé…: Il raconte qu’un homme a perdu sa femme et son fils dans un accident macabre, en fonçant directement dans un camion en panne, stationné sur l’autoroute. Au moment où la femme criait pour avertir son mari de l’obstacle, ce dernier fit un coup de volant brusque qui n’a pu empêcher, la mort atroce de la femme et de son fils, qui s’incrustèrent dans le camion. “Les sapeurs ont eu toutes les peines du monde pour extraire les cadavres”. raconte t-il, l’air désolé.

D’ailleurs, l’homme en bleu s’étonne de la recrudescence des accidents sur l’autoroute Ila Touba, dont la plupart surviennent à la suite d’une panne de véhicule, lorsque qu’il fait nuit et que la vue commence à s’assombrir…Je lui répondit: “Donc cela veut dire que, si vous êtes en panne sur l’autoroute ILA TOUBA la nuit, On peut considérer que vous êtes déjà à moitié mort!”. “C’est ça exactement! s’exclame le gendarme qui regrette d’ailleurs que les gens ne soient pas bien informées par rapport à cette situation.

Malgré, l’heure tardive, il faisait presque 3h du matin, je ne pus rentrer chez moi, dormir tranquillement sans griffonner ces lignes surtout pour avertir… et on ne sait jamais…peut être sauver des vies en rendant populaire mon maxime du jour: “Si vous êtes en panne sur l’autoroute ILA TOUBA la nuit, considérez que vous êtes déjà à moitié mort!”, “si votre voiture n’est pas bonne, ne passez pas par l’autoroute”, rajoute l’homme en bleu”.




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