Tambacounda réclame sa fonction de zone agro-sylvo-pastorale

Dans le cadre de l’élaboration du Plan national d’aménagement et de développement territorial (Pnadt), un atelier territorial a été organisé à Tambacounda. Il a été beaucoup question, lors de cette rencontre, d’équilibre, d’équité, de développement du territoire, de dynamique spatiale et démographique. La région de Tambacounda, 21 % du territoire national et  carrefour ouvert sur 5 pays, réclame sa fonction de zone agro-sylvo-pastorale pourvoyeuse de banane et de coton.

Organisé sous forme de Comité régional de développement (Crd), l’atelier territorial de partage et de consultation sur le rapport de synthèse du bilan-diagnostic, dans le cadre de l’élaboration du Plan national d’aménagement et de développement territorial (Pnadt) de l’Agence nationale de l’aménagement du territoire, a été riche en débats.  Présidée par le gouverneur El hadji Bouya Amar, cette rencontre a permis de mesurer l’importance de cette planification pour lever les contraintes qui plombent le développement de Tambacounda. Région la plus étendue du pays avec 21 % du territoire national et une faible densité (16 hbts au km²) qui reste une potentialité sur le plan agricole, Tambacounda a un grand rôle à jouer dans le développement des terroirs.

Selon M. Amar, c’est une région qui a une vocation d’avenir et où les potentialités existent surtout dans le domaine du  secteur primaire et doit jouer pleinement sa responsabilité   importante dans la vie et le développement durable de la nation.

Il est question que les actions de l’Etat cadrent avec les besoins de la région en matière d’agriculture, d’élevage, de foresterie, des mines… C’est pourquoi le gouverneur a mis l’accent sur les filières porteuses qui font de la région une zone minière avec le fer, l’or, le calcaire, le gré, le cuivre, le nickel et le chrome. Il y a aussi le développement de l’agro business avec la banane et le coton à redynamiser. « Le défi d’aménager est crucial, car vierge et porteur de développement dans le cadre d’equité de l’équilibre et du développement territoriale », a dit Bouya Amar.

Au nom des maires, Mame Balla Lô a mis l’accent sur la vision économique du président Macky Sall exprimée dans le cadre du Plan Sénégal Emergent et dont l’un des grand axes met l’accent sur la territorialisation des  politiques publiques communément appelée Acte III de la décentralisation. L’objectif principal de cette réforme territoriale est de permettre aux communes d’être porteuses de développement durable. Pour le député maire Mame Balla Lô, Tambacounda, à l’instar des autres communes de la région, est confrontée à d’énormes difficultés de l’aménagement de son espace. L’assiette foncière ne permet plus de recevoir de grands projets de l’Etat, car elle est étouffée. « Elle est aussi bloquée par les anciennes communes et communautés rurales qui la ceinturent et ne facilitent pas son extension », a expliqué le maire de Tambacounda.

C’est pourquoi Mamadou Djigo, directeur de l‘Agence nationale de l’aménagement du territoire (Anat), a souligné qu’aujourd’hui pour promouvoir un développement harmonieux du territoire national, la politique de l’aménagement du territoire devra inéluctablement évoluer de ses principes de base fondateurs à forte connotation distributive et vers une approche de développement  territorial retenant la perspective de recomposition des territoires en relation avec des dotations factorielles et les dynamiques socioéconomiques urgentes. Il est retenu de livrer le travail au courant de juin 2018.

TAMBACOUNDAINFO

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